Utah Jazz

Modérateur: Gajs

Utah Jazz

Messagepar AnthonyDubourg » Jeu 26 Juin 2014 11:31

FANTASY DRAFT D’ UTAH JAZZ


I Constat et objectifs


Apprenant que j’héritais de la franchise mormone le jour du lancement de la Fantasy, je ne suis pas entré dans la simulation avec un plan de bataille précis.
Cependant, un bref coup d’œil sur l’effectif m’a rapidement fait comprendre qu’une préparation de plusieurs mois à la tâche eût été parfaitement superflue.
Jugez-en plutôt :

Le roster 2013-2014


Meneurs : Trey Burke/John Lucas III/Diante Garrett

Arrières : Alec Burks/Brandon Rush/Ian Clark

Ailiers shooteurs : Gordon Hayward/Marvin Williams/Richard Jefferson

Ailiers-forts : Derrick Favors/Erik Murphy/Malcolm Thomas/Jeremy Evans

Pivots : Enes Kanter/Rudy Gobert


Le bataillon incriminé résultait d’un pari à demi-raté ou à demi-réussi, selon le gang du verre d’eau auquel vous appartenez.
L’idée de l’été dernier consistait à donner leur bon de sortie aux deux tauliers Al Jefferson et Paul Millsap (sans contrepartie ?!!) afin de faire place nette à leurs jeunes doublures Enes Kanter et Derrick Favors.

Cette nouvelle orientation vers l’avenir a trouvé son symbole le plus incontournable par la sélection lors de l’édition 2013 de la Draft de Rudy Gobert, projet à long terme s’il en est.

En dépit de la venue de Trey Burke et de la progression attendue d’Alec Burks et Gordon Hayward, il était toutefois attendu de la formation de perdre dans les grandes largeurs pour se reconstruire.

Aligner un roster aussi pauvre dans une conférence aussi relevée ne pouvait que produire ces effets.

Reste la question polémique : Fallait-il pour autant signer le plus mauvais entraineur du milieu professionnel, ou en tout cas l’un des prétendants les plus sérieux au titre officieux, en la personne de Tyrone Corbin ?

Deux motifs poussent l’observateur à conclure au semi-échec :

• Le Jazz n ‘a pas suffisamment perdu pour optimiser ses chances de finir dans le dernier triangle des élus de la loterie.
• Les cadors en puissance annoncés, seulement bridés par leurs aînés talentueux disait-on, n’ont pas (encore ?) justifié la confiance placée en eux.

A leur décharge, Enes Kanter a connu une blessure qui l’a freiné et ils ont tous les deux évolué sous la houlette du grand pédagogue suscité dont nous tairons désormais définitivement le nom, pour éviter de tomber dans un langage volontiers ordurier.

L’historique récent achevé, les objectifs s’avèrent faciles à définir.

A l’image de tout projet de reconstruction à moyen ou long terme, plusieurs tâches doivent être accomplies.

Elles sont essentiellement relatives à l’acquisition d’assets, au renforcement de l’encadrement et à l’instauration d’une culture de la gagne.

La question des éléments mobilisables pour parvenir aux objectifs est vite tranchée.

Outre les choix de Draft, difficilement utilisables parce que fondements de la reconstruction, l’effectif ne recèle en ses titulaires que de cinq arguments de poids à la table des négociations, dont un hors-jeu avant la Free Agency car agent libre restrictif.

John Lucas III constitue une valeur d’appoint intéressante, en tant que vétéran de qualité.
Dans le même temps, les contrats de tous les joueurs d’expérience arrivent à échéance, les éliminant de l’équation.

Jeremy Evans subsiste, de même qu’un Rudy Gobert dont l’échange apparaît inopportun puisque sa valeur marchande devrait croître avec le temps, et atteindre son apogée à l’avenir.

II Les changements opérés


En préambule, notons qu’une reconstitution chronologique des accords trouvés vaut parfois mieux que mille discours.


Le récapitulatif des transferts conclus:



1. Avec les Boston Celtics, le 14 Juin :

Enes Kanter + choix n°35 2014 contre

• choix 1er tour 2015 des Los Angeles Clippers non protégé
• choix 1er tour 2015 des Philadelphia 76ers protégé top 14 (vraisemblablement convertis en choix 2nd tour 2015 et 2016)
• choix 1er tour 2016 des Brooklyn Nets non protégé
• Brandon Bass



2. Avec les Milwaukee Bucks, le 14 Juin :

Trade down du choix n°23 de la Draft 2014 contre

• choix n°31 de la Draft 2014
• choix n°36 de la Draft 2014
• choix 2nd tour de la Draft 2016 des Milwaukee Bucks protégé top 40
Si la protection est activée, reconduction de l’obligation telle quelle jusqu’à ce qu’elle soit honorée.



3. Avec les Golden State Warriors, le 16 Juin :

Trey Burke contre

• Harrison Barnes
• Nemanja Nedovic


4. Avec les Detroit Pistons, le 17 Juin :

Brandon Bass contre

• choix n°38 de la Draft 2014
• choix 1er tour 2016 des Detroit Pistons protégé top 20
Si la protection est activée, reconduction de l’obligation telle quelle jusqu’à ce qu’elle soit honorée.



5. Avec les Dallas Mavericks, le 17 Juin :

John Lucas III contre

• choix 1er tour 2017 des Dallas Mavericks protégé top 20
Si la protection est activée, reconduction de l’obligation telle quelle jusqu’à ce qu’elle soit honorée.




La consignation de tous ces mouvements ne poursuit pas une visée esthétique.

Au contraire, elle diminue considérablement ce qui eût été une litanie de commentaires verbeux dont j’ai le secret, épargnant conjointement l’auteur de ces lignes et le lecteur.

Ce constat tient à la grande lisibilité de la stratégie qui découle de la manière de procéder au bilan.

Ajoutons trois commentaires cependant pour ne pas livrer qu’une énumération factuelle brute.

Une grande ligne de force apparaît avant tout.

La construction d’un effectif taillé pour le titre s’opèrera par la Draft, d’où l’accumulation patente de picks.

Compte-tenu de la grande attractivité d’Utah pour les agents libres, l’information ne surprendra pas.

Beaucoup d’entre eux ne concernent que la zone comprise entre la fin du premier tour et le début du second pour laquelle je conçois une certaine affinité.

Affinité du reste validée et récompensée, comme nous l’allons voir tout à l’heure.

Un transfert à la Harden ne doit pas être écarté mais je n’ai pas identifié de telle opportunité lors de la Fantasy, étant entendu que Kevin Love ne re-signerait pour rien au monde au Jazz.

Surtout, le plan de route table sur plusieurs saisons, et non une seule.

A partir du moment où la saison écoulée n’a pas révélé une superstar, un franchise player, et que le choix n°5 n’en garantit pas une non plus, un tel échéancier est inévitable.

Revenons ensuite sur les échanges des deux joueurs majeurs.

Pourquoi avoir inclus le nom d’Enes Kanter dans les discussions plutôt que celui de Derrick Favors ?

Le géant turc a des capacités de marquer en faisant face au panier.

Sa production au scoring pour un pivot de sept pieds s’avère extrêmement rare en NBA, donc il s’agit d’une pièce de choix.

Cependant, il a, plus qu’un autre, raté sa saison.

Handicapé un temps par une blessure relégué finalement sur le banc, il a déclaré lui-même avoir eu du mal à négocier la transition vers la titularisation.

Les responsabilités de l’entraineur ne doivent pas être occultées mais après trois saisons dans la grande ligue pour le troisième choix de Draft – quatre pour son partenaire de la raquette – il était plus que temps de s’imposer parmi les meilleurs avec toute la liberté dont il jouissait en vertu des départs conjoints de Millsap et Jefferson.
Il n’apparaît donc plus comme un Franchise Player potentiel, ce qui le prive d’un statut d’intouchable.

Par opposition, sans être un Franchise Player le moins du monde, le profil de bête physico-athlétique de Favors le prédispose à un rôle plus passe-partout de combattant sur les postes 4 ou 5, complémentaire d’une superstar intérieure technique sur le plan offensif.

Le mystère demeure quant à l’échec de la dernière campagne du Turc.

Le pivot a-t-il pêché pour des simples questions de mauvaise utilisation de ses compétences par la tête pensante de l’équipe… ou a-t-il révélé des obstacles, qu’il est susceptible de franchir mais qui annoncent des limites à son potentiel maximal à plus long terme ?

Poser la question met en exergue le facteur risque qui entoure le prospect.

Il peut tout aussi bien se racheter que persister dans la déception, au point d’éteindre les espoirs que beaucoup placent en lui.

Tant que le brouillard recouvre la réalité du joueur, il convient de l’envoyer vers d’autres cieux parce que, bien qu’il puisse encore s’affirmer, le Jazz se retrouverait dans une mauvaise posture à la table des négociations l’été prochain avec une nouvelle saison en demi-teinte qui doucherait l’enthousiasme des interlocuteurs.

Exploiter son prestige compte donc au premier rang des priorités.

En prenant en compte le trade de Brandon Bass, qui n’en est que le prolongement, le pivot rapporte six choix de Draft.

Le transfert marque donc une redéfinition de la stratégie autour des picks.

A partir du moment où l’on admet que Kanter n’est pas une superstar, la contrepartie semble appréciable.

Parmi les choix récupérés, quatre se situent dans la fameuse zone suscité.

Les deux derniers font figure d’extrêmes.

Le second tour 2016 des Sixers ne devrait pas être le plus heureux tandis que la gâchette de l’échange fut appuyée en raison du facteur risque/chance autour du choix du 1er tour 2016 non protégé des Brooklyn Nets, sur lequel nous reviendrons dans les perspectives d’avenir.

Enfin, le cas Trey Burke doit être abordé.

Le meneur sort d’une première saison auréolée d’un titre officieux de troisième meilleur rookie de la promotion 2013.
Quoique bourré de qualités, il m’a paru plus adapté à un rôle de sixième homme de luxe que dans celui de meneur titulaire d’une équipe calibrée pour le titre.

J’aurais donc pu le conserver dans cette optique mais, n’ayant pas encore tous mes titulaires, donner la prévalence à un sixième homme ne faisait pas sens.

La charrue aurait été mise avant les bœufs.

Harrison Barnes venait, au contraire, d’accomplir une saison terne, démontrant qu’il n’était pas un joueur fait pour apporter sa contribution en provenant du banc.

La tendance de sa valeur marchande était donc inverse à celle de Trey Burke.

Or, si l’on peut considérer que le niveau de jeu des deux basketteurs reste relativement similaire, trouver un ailier shooteur de qualité constitue une quête bien plus ardue que pour un meneur, compte-tenu des densités respectives de la NBA à ces deux postes.

Profitant de la dynamique à mon avantage – Trey Burke en hausse, Harrison Barnes en baisse donc –, j’ai également pu récupérer un meneur, certes moins bon que Burke, évidemment, mais capable à terme de se muer en un back-up tout à fait appréciable.

Notons à la marge que le rapport entre Barnes et Hayward et le statut d’Alec Burks, dernier titulaire à n’avoir été évoqué, sur le marché seront traités dans les perspectives d’avenir.


III La Draft


Le récapitulatif des choix de Draft :


choix n°5 : Marcus Smart
choix n°31 : Jarnell Stokes
choix n°36 : PJ Hairston
choix n°38 : Damien Inglis

Avant de recopier ici l’analyse choix par choix préparée initialement pour répondre à la demande de Gajs, il convient de dresser un bilan d’ensemble de la conduite de la cérémonie.

Le regard porté sur la gestion de la Draft :

Le recul m’incite à la considérer très satisfaisante.

La stratégie reposant sur le ciblage du début du second tour s’est révélée payante.

Contraint de céder un choix s’y trouvant, en ma possession à l’entrée de la Fantasy, dans le cadre de l’échange d’Enes Kanter, j’ai pu cependant en acquérir un autre grâce à ce même marché puisque la venue conséquente de Bass m’a donné les moyens d’acquérir le pick 38.

Surtout, le trade down opéré grâce aux Milwaukee Bucks m’a permis de convertir un choix de fin de premier tour en deux sélections de début du second.

Un tel échange se fondait sur le postulat de départ selon lequel l’écart de niveau entre les deux zones de la Draft mentionnées était, en général ainsi que dans cette édition, infime.

J’ai en effet été en mesure d’ajouter Jarnell Stokes (choix n°31) et PJ Hairston (choix n°36) à mon collectif.

Or, les deux prospects sont désormais annoncés au 1er tour de la cérémonie qui révèlera sa vérité jeudi.

Ils ont tout du moins le ‘niveau premier tour’.

En somme, j’ai pu sans coup férir récupérer trois joueurs de ce calibre – et j’aurais dû en avoir quatre, j’y reviendrai –, avec Marcus Smart, tandis que je disposais d’une seule sélection dans la première partie du défilé de jeunes espoirs.

Rebuté par Hairston en raisons de problèmes extra-sportifs que je veux à tout prix éviter, j’ai pu cependant me concilier ses services sans la moindre crainte puisque la situation salariale découlant de sa position au second tour me confère toute liberté de lui montrer la porte à la moindre incartade.

Malgré la satisfaction globale, il faut cependant souligner une bourde commise.

Si la Draft ne fut pas ratée dans les mêmes proportions que dans la précédente campagne de la Fantasy, une erreur est tout de même venue entacher le bilan, la seule que j’ai identifié jusqu’ici, dans l’attente de suggestions.

Avec le choix 38, l’opportunité m’était donnée d’ajouter Jordan Clarkson à mon effectif.

Je me suis au contraire reporté sur Damien Inglis.

J’ai ainsi privilégié la cohérence immédiate du roster, en ajoutant l’ailier défensif français.

Or, tandis qu’un spécialiste défensif de qualité sera très certainement à ma portée à l’avenir, l’occasion de m’attirer les services d’un prospect aussi convoité à un tel stade de la Draft ne se présentera pas à chaque édition.

Déjà titulaire de deux jeunes meneurs de talent, le Jazz aurait surchargé le poste 1 avec la venue de l’ancien de la fac de Missouri.

Cependant, l’espoir aurait pu soit être tradé immédiatement, soit aligné lors de la future saison – Nedovic restant alors dans l’attente – pour faire gonfler sa cote et l’échanger, soit encore évoluer au poste 2.

Bien que je ne doute pas de la réussite d’Inglis, sa sélection relève de la stupidité la plus caractérisée dans la mesure où le GM d’Utah n’a pas le luxe de privilégier le besoin au talent compte-tenu de l’indigence du jeu qu’il a en main.


Explications choix de Draft Fantasy 2014


Choix 5 :


Une franchise engagée dans un processus de reconstruction forcenée recherche talent, leadership, éthique de travail et marge de manœuvre.

Marcus Smart remplit, seul, tous les critères.

Apportant toutes les garanties psychologiques et comportementales nécessaires à la réalisation de son potentiel, le transfuge d’Oklahoma State abolit toute réserve du décideur face à sa sélection.

Par ailleurs, sa position sur le terrain n’est pas tranchée, à la manière d’un Brandon Knight que Milwaukee pourrait aligner en arrière, s’il n’est pas échangé, alors que l’ex-Piston n’a jusqu’ici occupé que le poste de meneur.

Susceptible d’évoluer aux côtés d’un Trey Burke plus shooteur et moins défenseur, le novice peut également le remplacer si une offre trop alléchante ne se présente pour son aîné.

Marcus Smart prodigue par conséquent à son GM une flexibilité dont le décisionnaire, à un stade premier de sa reconstruction, a cruellement besoin, la collecte de talents tous azimuts primant au cours de cette étape.

J’approfondis ici l’analyse au-delà du copier-coller précédemment mentionnés pour évoquer les autres possibles.

Deux raisonnements étaient recevables dans le cadre du pick : soit prendre un joueur bon tout de suite pour avoir l’option de le céder l’été prochain, soit prendre un élément susceptible de rester sur le long terme.

Marcus Smart conciliait les deux.

Vonleh a été écarté parce qu’il n’est pas présenté comme le plus NBA ready, et sa campagne rookie aurait pu rendre sa valeur inférieure à celle d’un choix 5 de la Draft 2014.
S’il devait rester dans l’effectif, en revanche, il pourrait être complémentaire de Favors.
Cependant, j’aurais bouché ma raquette tandis que – je suis bien obligé de le prendre en compte – Jahlil Okafor (et Karl Towns ?) sera vraisemblablement présent à la prochaine Draft.
Je me serais retrouvé confronté à l’obligation de faire de l’un des trois intérieurs un remplaçant, ou d’en échanger un l’été prochain.

L’optique d’un transfert (de Favors notamment) n’est pas à exclure mais il vaut mieux avoir le choix de faire quelque chose plutôt que d’y être contraint.

L’abattage, attendu en tout cas, de Gordon au scoring lui sera préjudiciable auprès des autres décideurs, réduisant la contrepartie à en retirer tandis que sur le long terme, son profil s’accorde mal aux éléments en place pour l’instant.

Reste Julius Randle qui est dans l’agression permanente sur le parquet, à la manière de Marcus Smart.

L’ailier-fort a de prime abord les qualités pour marier les deux raisonnements et s’imposait comme le principal rival de Smart pour le choix n°5.

Toutefois, le Wildcat n’est pas exempt du commentaire qui vaut pour Vonleh et son incorporation dans ma troupe aurait réduit la marge de manœuvre de la franchise à l’été 2015 puisqu’il m’aurait procuré une raquette titulaire tandis qu’une lacune apparaît préférable pour l’heure.



Choix 31 :

Le choix 31 est du pain béni pour son détenteur puisqu’il lui permet chaque année d’ajouter à son effectif l’un des recalés du premier tour qui en avait pourtant le niveau.

Jarnell Stokes est de ceux-là.

Le prospect se caractérise avant tout par un physique de buffle et une activité au rebond, notamment offensif, irréprochable, et ce tandis que la capacité à effectuer des prises connaît une transition facile entre niveaux universitaire et professionnel.

En ce sens, il possède un air de famille avec Keneth Farried, quoique ce dernier possède une explosivité dans ses sauts qui manque au rookie de la promotion 2014.

Peu d’imagination est ainsi requise pour envisager que l’intérieur puisse un jour se muer en première rotation offensive en sortie de banc.

Et pourquoi ne pas rêver à plus, sous condition d’un travail acharné qu’il semble en mesure d’abattre, grâce à une motivation renouvelée par un accident récent qui aurait pu lui coûter la vie?

Choix 36 :

PJ Hairston est disponible au sixième choix du second tour de la Draft 2014.

Est-il seulement nécessaire d’ajouter un quelconque développement ?

Un talent offensif tel que l’ancien Legend de la franchise D-League de Texas ne se refuse pas, de surcroit à ce stade de la cérémonie et au poste 2, le moins dense de la Ligue.

Par ailleurs, une sélection au second tour n’offre aucun contrat garanti à l’heureux élu.

En cas de problèmes extra-sportifs, possibles compte-tenu de son historique, ou d’indiscipline défensive caractérisée, un départ sonnant et trébuchant du jeune homme sera donc chose aisée.

Un no-brainer.

Choix 38 :

Agrémenter son roster d’un prototype physico-athlétique d’une vingtaine d’années afin de prendre le temps de le développer sur la durée est monnaie courante en NBA, à commencer par les équipes des bas-fonds de la ligue.

Si on ajoute la nationalité française de Damien Inglis, les ingrédients sont réunis pour que le Jazz réalise un back-to-back après l’arrivée de Rudy Gobert l’été passé.

L’ailier a déjà un corps taillé pour les joutes de la grande ligue, bien que du temps en salle de musculation sera encore exigé de lui pour parfaire son armature.

Couplée à sa vitesse latérale, cette dernière le pousse à se diriger vers un role de stoppeur défensif, à la manière d’un Nicolas Batum des premiers jours à Portland.

Bien plus doué dans la langue de Shakespeare que son compatriote lors de son arrivée aux Etats-Unis, Inglis n’en a pas encore les qualités inhérentes à la perforation d’une défense.

Certainement inutile en attaque à l’heure actuelle, le poste 3 aura tout le loisir d’y consacrer le travail nécessaire puisqu’il est l’un des plus jeunes prospects de la Draft 2014.

De même, sa conduite de balle, supérieure à la moyenne pour son poste mais probablement insuffisante eu égard à la pression défensive sur le ballon rencontrée, ne devrait pas être exploitée avant perfectionnement.

Tourné vers la NBA, déterminé à y réussir, et bénéficiant des conseils de la French Connection pour faciliter son adaptation, Damien Inglis apparaît comme une solution sûre pour devenir un role player de qualité à terme dans une niche de défenseur extérieur attitré.


IV Les obstacles


Le titre de la partie est trompeur car les actes manqués qui ont traversé la Fantasy du Jazz ont été, a posteriori, bénéfiques au projet.

Plusieurs exemples étayent le propos.

La première illustration réside dans la Draft.

A l’instant d’effectuer mon premier choix, j’aurais certainement pris Dante Exum, s’il avait été disponible, sa grande taille le prédisposant plus à jouer sur les deux postes du backcourt dans mon esprit.
J’adresse à cet égard un clin d’œil amical au GM du Magic avec lequel j’ai eu cette discussion.
Pourtant, c’eût été une erreur.

En effet, indépendamment de leurs performances à venir, Marcus Smart s’impose bien plus que son homologue comme un ‘culture guy’, c’est-à-dire un joueur qui contribue à insuffler une identité à la franchise qui l’accueille, comme Victor Oladipo ou Michael Kidd-Gilchrist ont pu le faire au cours des années précédentes.
Incroyablement compétiteur et dur physiquement et mentalement, le rookie drafté à la cinquième position travaille d’arrache pieds et se comporte tel un véritable meneur d’hommes, un taulier de vestiaire, sans compter son sens du sacrifice en toutes circonstances pour obtenir la victoire.

Ainsi, bien que mes options restent ouvertes – elles le doivent ! –, la polyvalence et le caractère du garçon consolident de fait sa présence dans le roster du Jazz, sauf proposition improbable d’un Lebron James sur ma table.

Un Dante Exum eût été plus aisément transférable mais son influence sur ses partenaires, dans la mentalité du groupe, ne sera pas du même acabit, selon moi, même si je le lui souhaite (et au Magic).

Après, par contrecoup, le projet risque d’en souffrir en cas de dynamique positive initiée par l’énergie insufflée par Smart, dans la mesure où celle-ci écarterait Utah des pires bilans de la ligue, partant des plus grandes chances d’avoir le premier choix de la Draft en 2015 ou en 2016.


Le second cas qui prouve la justesse de l’assertion tient dans un projet de transfert inabouti.

L’idée s’est présentée à moi d’attribuer au Jazz les services d’Alex Len.

Or, l’échange en triangle – finalement avorté par le succès de négociations tierces – impliquait les départs d’Alec Burks et de Rudy Gobert.

J’étais donc prêt à accepter la proposition, après une longue hésitation, mais l’échec des discussions m’a en réalité été profitable.

Mon interlocuteur, le GM des Suns – très appréciable soit dit en passant – m’avait fait valoir son opinion selon laquelle la valeur d’Alex Len excèderait celle de mes deux transfuges d’ici trois à quatre ans.

Je pense qu’il avait raison.

Toutefois, dans la mesure où Alex Len ne peut être considéré que comme un asset avant tout dans le projet d’Utah, un problème devait inévitablement se poser.

En effet, dans le cas où un top prospect au poste de pivot m’était promis lors de l’été 2015, l’Ukrainien aurait subi une relégation sur le banc, dont sa progression aurait pâti en même temps que sa visibilité.

Par conséquent, le potentiel de Len n’étant pas exploité à son maximum à cause de la concurrence, la contrepartie retirée de son départ in fine n’aurait pu être optimale.

En outre, je composerai ma formation quasi-définitive, encore en chantier, principalement au cours des étés 2015 et 2016, avec un ascendant donné à la prochaine intersaison qui sera charnière.

Mon intérêt ne se trouvait donc pas dans l’ajout d’une valeur marchande qui n’aura d’utilité qu’au moment où le noyau de l’effectif sera déjà constitué.

Au contraire, la fin des tractations a en quelque sorte libéré Alec Burks pour le rendre disponible à de nouveaux décideurs, comme les perspectives d’avenir le montreront.

J’achève la sous-partie par un dernier mot à l’attention de la moitié des participants que j’ai démarché pour trouver un point de chute à Jeremy Evans pour leur patience, et plus particulièrement à ceux qui ont eu la gentillesse de me retourner une réponse, même courte, pour me signifier leur refus.

V Free-Agency et perspectives d’avenir


Le roster à l’approche de la Free Agency :


Les joueurs dont le nom apparaît en italiques ne disposent pas d’un contrat garanti pour la saison prochaine. Ils peuvent donc être coupés.

Meneurs : Marcus Smart/Nemanja Nedovic/Diante Garrett

Arrières : Alec Burks/PJ Hairston/Ian Clark

Ailiers shooteurs : Gordon Hayward (RFA)/Harrison Barnes/Damien Inglis

Ailiers-forts : Derrick Favors/Jarnell Stokes/Jeremy Evans/Erik Murphy/Malcolm Thomas

Pivots : Rudy Gobert

Le dossier prioritaire qui encombre le bureau du GM d’Utah se nomme naturellement Gordon Hayward.

Son avenir dans l’Etat n’est absolument pas tranché.

L’arrivée d’Harrison Barnes confère au front office un moyen de pallier l’éventuel départ de l’ailier.

Cependant, l’ex-Warrior n’a jamais autant brillé, en playoffs, qu’en poste 4 en l’absence d’un David Lee blessé.

De même, le confort de Gordon Hayward à l’arrière aux côtés d’un Harrison Barnes en qualité d’ailier shooteur mérite d’être testé.

Le scénario d’une prolongation, y compris pour un transfert futur si la cohabitation des deux jeunes joueurs ne fonctionne pas, n’est pas exclu.

Dans le même temps, ayant la main dans la mesure où Hayward est agent libre restrictif, l’éventualité de négocier un sign-and-trade substantiel ne peut être écarté.

Impossible donc de définir l’avenir de Gordon Hayward.

Un départ à l’ordre du jour impliquerait une nouvelle place vacante dans le roster, ou au contraire, de nouveaux venus pour boucher les trous.

Une autre lacune pourrait être également mise en lumière selon la situation d’Alec Burks.

Le jeune homme vient de rendre 14 points de moyenne par match pour sa première saison avec des responsabilités.

A 22 ans et au poste d’arrière, la performance doit être saluée… et suivie.

A l’instar d’Enes Kanter, la stagnation du niveau de jeu de Burks refroidirait mes homologues et les contreparties proposées n’auraient alors pas le même poids qu’actuellement.

Le timing d’un transfert d’Alec Burks semble donc idéal, d’autant qu’un prospect de qualité en la personne de PJ Hairston vient de poser ses valises à Salt Lake City.

Deux départs demeurent ainsi à l’étude en l’état.

Les débarquements subséquents restent évidemment diffus et induisent une activité sur le marché des agents libres légèrement différente selon les situations.

Dans un projet long terme, les vétérans et les bleus constituent les cibles privilégiées.

J’irais chercher de préférence mes vieux briscards chargés d’apprendre les ficelles du métier au groupe parmi les intérieurs, compte-tenu du déséquilibre flagrant de l’effectif.
Kurt Thomas et Nazr Mohammed sont les figures les plus séduisantes par leur expérience, leur gourmandise toute relative et le peu d’exigences qu’ils devraient avoir sur la durée du contrat.

J’ai également un petit faible pour Jarvis Hayes, exilé en Israël, en cas de départ de Gordon Hayward.

Un troisième meneur rompu aux joutes de la grande ligue ne serait également pas de trop, et Earl Watson correspond avec fidélité à la description.

Quant aux jeunes pousses libres de contrats à ajouter, ils ne sont pas forcément légions à passionner les foules.

Indisposé à user d’un choix du second tour pour lui, j’aurais envoyé une offre au géant Isaiah Austin, non drafté dans la Fantasy, si les nouvelles de sa maladie n’étaient venues mettre fin à sa carrière.

Je serais par contre favorable à inviter Lamar Patterson et Roy Devin Marble au training camp, et plus encore si Alec Burks et Gordon Hayward nous quittent.

Quand bien même les deux cadres restaient, ils serviraient à situer Ian Clark dans un ballotage dont le(s) vainqueur(s) seraient à déterminer.

Pour le reste, je ne conserverais un des joueurs aux contrats garantis que si le nombre de places prises n’atteint pas douze ou treize après avoir contacté les noms suscités, ce qui devrait être le cas tout de même...

Dernier point et pas des moindres : les choix de Draft

Le récapitulatif des futurs choix de Draft :

2015 : 1er tour > Jazz + Clippers (non protégé)
2nd tour > Jazz + Sixers

2016 : 1er tour > Jazz + Nets (non protégé) + Pistons (top 20)
2nd tour > Jazz + Sixers + Warriors + Bucks (top 40)

2017 : 1er tour > Jazz + Mavericks (top 20) + Warriors (non protégé)
2nd tour > Jazz + Warriors


J’ai veillé à répartir mes sélections sur différentes promotions, bien que rien ne garantisse que les protections instaurées ne délayent l’arrivée desdits sélections dans ma besace.

L’objectif consistait à donner les moyens à la franchise d’être un acteur majeur de la cérémonie chaque année en s’y ménageant le plus d’options possibles, donc une marge de manœuvre profitable.

Le résumé éclaire peut-être également le transfert d’Enes Kanter.

Les Nets voient à l’été 2015 leurs vétérans Garnett et Pierce arriver en fin de contrat normalement, ce qui dégagera de la masse salariale.

Cependant, Deron Williams et son contrat en or se trouve en ce moment dans une crise de confiance persistante dont il a du mal à se remettre alors que le fragile Brook Lopez n’est pas certain de continuer à squatter l’infirmerie des Nets.

Le facteur risque précédemment évoqué, et qui justifie un peu plus l’implication de Kanter dans le transfert, tient précisément à la possibilité que Brooklyn rate son intersaison 2015 à cause des pesanteurs dont elle n’arriverait pas à se débarrasser tandis que des difficultés à trouver des solutions à bas coûts se feraient sentir. Je compte aussi sur la progression des Sixers, Hawks, Magic et autres Pistons pour faire déchoir Brooklyn.

Le choix 2016 de la franchise en la possession du Jazz rapporterait alors un jackpot !

Rien ne dit qu'un tel scénario se réalisera mais sa mention apparaissait nécessaire à l'explication du transfert.

Quoiqu’il en soit, tous les choix référencés ici ne seront pas nécessairement utilisés mais pourront faire éventuellement l’objet de trade up, trade down ou trade out pour un basketteur de haute envergure.

Il s’agit d’options présentes dans le portefeuille du GM d’Utah.

Enfin L’échéance de l’été 2016 déjà annoncée plus haut est confirmée par la concentration des assets relatifs à la cérémonie lors de cet intersaison.

Le véritable décollage du Jazz aurait lieu à ce temps t+2 de la Fantasy, les picks de 2017 et les suivants ne constituant que des plus, si bénéfiques soient-ils.
AnthonyDubourg
 
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