Phoenix Suns

La draft terminée, les échanges conclus, les effectifs à jour, voici venu le temps de dresser les bilans de votre fantasy draft.

Modérateur: Gajs

Phoenix Suns

Messagepar AnthonyDubourg » Mer 22 Mai 2013 09:57

Phoenix Suns


Effectif 2012-2013

1er cinq :
Goran Dragic-Shannon Brown-Jared Dudley-Luis Scola-Marçin Gortat

2ème cinq :
Kendall Marshall-Wesley Johnson-Michael Beasley-Markieff Morris-Jermaine O’Neal

Suppléants : Marcus Morris, Channing Frye et Hamed Haddadi

Injury List : PJ Tucker et Diante Garrett. Brad Miller ?


Mon effectif définitif

Dans le pire des cas

1er cinq :
Steve Nash-Michael « Clutch » Snaer-Wesley « TMNT » Johnson-Kévin « Mister K » Séraphin-Kendrick « Perk » Perkins

2ème cinq :
Dennis Schroeder-Marshon Brooks-Terrence Ross-Terrence Jones-John Henson

Suppléants : Myck Kabongo et Quincy Miller

Injury List : Greg Oden et Royce « Bus » White

Foreign List : Mouhammadou « Mam » Jaiteh, Alex Abrines et Giannis Adetokunbo

Dans le meilleur des cas

1er cinq :
Steve Nash-Marshon Brooks-Wesley « TMNT » Johnson-John Henson-Kendrick « Perk » Perkins

2ème cinq :
Dennis Schroeder-Terrence Ross-Terrence Jones-Royce « Bus » White-Greg Oden

Suppléants : Quincy Miller, Kévin « Mr K » Séraphin et Michael « Clutch » Snaer

Injury List : Myck Kabongo

Foreign List : Mouhammadou « Mam » Jaiteh, Alex Abrines et Giannis Adetokunbo


Pour les salaires, voir le sujet Effectifs



(Nombreux) Commentaires et explications

1. La reconstruction, de fait


Je me suis déjà beaucoup étendu sur le sujet mais j’y reviens.
Ma stratégie de reconstruction à (long ?) terme n’est pas un choix délibéré de ma part.
Aucune autre alternative ne m’étant possible, je me suis résolu à élaborer un plan de reconstruction de cette nature.
Pourquoi n’avais-je pas le choix ?

J’ai hérité de l’effectif ci-dessus que je vous demande d’analyser avec attention.
Vous ferez le constat qu’il est bâti pour gagner aujourd’hui puisque si Dragic reste relativement jeune, les deux autres cadres de l’équipe sont âgés de 28 et 33 ans.
Or, gagner en NBA signifie viser le titre.

Problème (de taille !!!!) : L’équipe ne compte aucun All-Star…
Aucun All-Star ni d’aujourd’hui, ni de demain, sauf si quelqu’un a le culot de venir m’affirmer que Morris va le devenir, ou que Beasley va sortir de ses affaires du jour au lendemain(présomption d’harcèlement sexuel encore récemment…).
Difficile de viser le titre sans All-Star, non ?

La faillite de l’équipe était donc prévisible et ce n’était pas un hasard qu’elle tombe.
Plutôt que de construire à la va-vite un effectif de bric et de broc, le management précédent eut été bien inspiré de gérer sa reconstruction sur le long terme, cela nous aurait fait gagner du temps…

2. Quelle reconstruction ?

Par reconstruction, on entend généralement la constitution d’une équipe possiblement championne à un terme donné, et rien d’autre (pas une équipe prête à se faire sweeper au 1er tour chaque année).
Trois moyens sont disponibles pour les GMs afin d’améliorer leurs effectifs, et pour reconstruire en l’occurrence :

- La Free Agency

Il est par exemple possible d’accélérer le processus de reconstruction en ayant recours à la signature d’une star.

Problème de taille, là encore : Je n’ai aucun argument pour en convaincre une de venir.

Phoenix n’est pas un gros marché ni une ville hype qui est the place to be, et les stars ne sont pas attirées par un grand nombre de villes, qui se limitent généralement à Houston, Los Angeles, Boston, Chicago, New York.

La venue d’une star peut être en revanche favorisée par la présence d’une autre dans la formation.
Or, non seulement ce n’est pas systématique (voir le cas du meilleur joueur de la ligue à Cleveland avec pour meilleur lieutenant FA Mo Williams) mais en plus je n’ai aucun All-Star, comme dit précédemment.
Scola a bien essayé de faire du lobbying comme Wade mais, étrangement, il n’a pas réussi…



Petite digression : Flashback été 2012.
Les Suns adoptent cette stratégie et trouve la perle rare en Eric Gordon, à l’attitude suspecte et la santé également, mais se voit refuser, de manière extrêmement prévisible, le Graal.
Le GM va alors tout de même, en catastrophe, construire son effectif par la Free Agency, malgré la non-attractivité de la franchise…
Je pourrais, comme à l’époque, longuement critiquer cette incapacité à changer son fusil d’épaule et à préparer une reconstruction long terme…mais les résultats parlent pour moi. Inutile d’en rajouter.
Fin de la digression

Reste alors la possibilité de tenter des paris, c’est-à-dire des joueurs qui ne sont pas des stars établies. J’y reviendrai.

- Les Transferts

Par reconstruction par les Transferts, on entend la réalisation d’un ou deux trades retentissants qui font venir une star dans l’équipe.
Or, une nouvelle fois, je n’ai aucun All-Star, ou prétendant au All-Star Game dans l’effectif.
Toute tentative était donc destinée à être vaine.
On ne peut acheter de la nourriture, des vêtements ou des livres sans un sou en poche. La logique est la même dans la grande ligue.
J’ai tout de même formulé une proposition très argumentée pour Eric Gordon mais c’était sans grande conviction tant je n’en avais pas les moyens.

- La Draft

Ne reste alors plus que la reconstruction qui se fonde avant tout sur la Draft, à laquelle je suis réduit, comme 80% des franchises NBA quand elles tombent dans la hiérarchie.
Elle coute du temps et des défaites mais je n’ai pas d’autre choix viable.
La perspective relève alors du long terme, le temps pour l’organisation d’accumuler des jeunes, et pour les jeunes de grandir.

3. Le plan type initial qui en découle

Le but est alors de récupérer de nombreux choix de Draft en cédant ses vétérans dans des transferts jeunesse contre expérience afin de renouveler l’effectif.
Le souci, en plus de la valeur relative de mes éléments sur le marché, demeure que les équipes qui ont les meilleurs choix, Magic ou Bobcats par exemple, sont justement celles qui suivent la même logique que mes Suns en chantier.
Il faut donc aller chercher des équipes de playoffs, dont les picks sont moins bien situés.
Le transfert avec Dallas, en plus de me débarrasser de l’individualiste Gortat, peu indiqué pour un jeune groupe, était donc d’acquérir un lottery pick supplémentaire.
La transaction avec les Hawks, mais aussi celui avec les Blazers, obéissent à la même tendance, et l’ensemble de mes choix doit être lu selon la clé de lecture fondamentale de l'échéance à moyen/long terme.


4. L’accélération du processus par les transferts

La notion de construction par la Draft englobe un principe plus large de responsabilités données à la jeunesse dont on attend la maturation.
Ainsi, plutôt que de patienter chaque année la grande cérémonie, il est possible d’aller piocher parmi les derniers crus des éléments non-utilisés que l’on a précédemment scouté et dont le grand potentiel est exploitable.
J’avais, dans cette optique, dressé une short-list de candidats, plus ou moins réalistes, à me rejoindre pour devenir des joueurs majeurs de mon équipe.
Terrence Jones, John Henson et Marshon Brooks, ainsi que Quincy Miller à une échelle moindre, faisaient, par exemple, partie de cette liste, tandis que d’autres n’ont pu être obtenus.
Certains, encore, sont venus grossir mes rangs à la faveur d’une opportunité que je n’avais pas envisagé initialement tels que Kevin Séraphin ou Terrence Ross.
Le premier m’a été proposé, et j’ai pu l’obtenir par une contre-proposition, tandis que ma Draft m’a conduit à tenter d’avoir le second. Je reviendrai sur ce dernier.

5. Le(s) pari(s)

Dernier recours pour tenter de réduire le temps des défaites : tenter des paris.
Un pari est un joueur que l’on surpaye au vu de ce qu’il a montré, ou de ce qu’il a eu l’occasion de montrer, ce qui fait une grande différence.
Logiquement, un groupe fondé sur l’inexpérience recèle essentiellement de contrats rookies. Beaucoup d’espace dans la masse salariale est alors disponible.
Il est donc possible, au lieu de le laisser en jachère, de l’utiliser sur des joueurs de second rang, les stars n’étant pas intéressées par du long-terme (en plus de la non-attractivité de Phoenix).
Le seul moyen d’attirer les seconds couteaux reste alors d’en appeler à leur porte-monnaie et au surcroit de responsabilités qu’il implique.
Il faut cependant se garder de proposer des contrats à trop longue échéance pour que ceux-ci ne viennent pas empêcher la resignature desdits contrats rookies.
Un pari raté, c’est-à-dire un joueur qui ne justifie pas son contrat, n’est pas véritablement encombrant dans la constitution de l’effectif voué à se battre pour le championnat à terme tant que sa rémunération (importante) ne s’étale pas trop dans le temps.
Le seul véritable pari, selon cette explication, est Greg Oden.
J’ai pu le séduire avec un contrat de 6 millions malgré les points d’interrogation que nous savons tous.
Sans entrer dans l’aspect sportif, vu plus loin, cet accord ne porte que sur une saison garantie, la seconde relevant de la team option qui peut ne pas être exercée en cas de catastrophe lors de son retour aux parquets.
C’est donc « tout bénéfice » dans la mesure où je n’avais de toute façon pas besoin d’argent cette année. Low Risk/High Reward, comme disent les américains.
Le pari ne risque donc pas d’être un handicap dans la reconstruction.

Royce White peut également être considéré comme un risque, bien que non acquis par la FA, comme le sont les paris que je décris.
La question sportive étant abordée plus loin, là encore, il faut tout de même rappeler que son contrat de rookie prévoit également une team option à la fin de la prochaine campagne.
S’il est inapte à ce moment, son rêve de NBA s’achèvera là et les Suns n’auront plus le besoin de le rémunérer et de charger leur cap space.
La prise en charge de ce contrat était évidemment un argument pour conclure le trade de Terrence Jones, tant les incertitudes sont grandes quant à sa capacité à jouer pour une équipe des Rockets partie pour exploser le cap.
3 millions faisaient une différence pour eux tandis que les franchises en reconstruction, avec une masse salariale faible sont souvent prêtes à prendre des boulets financiers de type Ben Gordon pour conclure des trades.
Avec un contrat rookie faible et rapidement résiliable, le coût était finalement minime.

Je reviendrai sur les bénéfices, et sur les raisons légitimes de croire que ces paris peuvent fonctionner plus tard.

Du reste, Wesley Johnson, bon en fin de saison, qui s’est vu offrir un contrat de 6 millions de deux années, dont la seconde relève de la player option, peut relever également du pari.
Mais la tortue ninja n’a pas forcément vocation à faire partie du projet in fine. J’y reviendrai également.

6. Le problème de l’environnement : Une vérité qui dérange


Départ de Beasley, vous avez dit « hérésie » ?

Le toujours jeune, surtout là-haut…, Beasley a du talent plein les mains, c’est une évidence.
Pourtant, malgré ces critères correspondants à mon projet de reconstruction, son arrivée dans l’Oregon s’imposait selon le point de vue arizonien.

La première raison est, j’imagine, ésotérique puisqu’il s’agissait de récupérer trois seconds tours proches ou dans le top 45 de la Draft, zone dans laquelle se situait une de mes cibles notamment. J’y reviendrai en temps voulu.

La seconde est la même que celle qui motiva le départ de Kyle Lowry de Houston à Toronto l’été dernier : le désaccord publique avec son coach.
En réalité, Beasley a même fait bien pire que de critiquer un coach, il a affirmé n’écouter personne.
Comment se représenter ce genre d’ « exemple » au sein d’une équipe de jeunes qui se cherchent des modèles ? Comment inclure ce genre d’attitude dans un projet qui repose sur le développement des espoirs, qui doivent donc, condition indispensable, être coachables ?

La réponse est claire comme de l’eau de roche, c’est impossible.
Ou plutôt si, il suffit de reprendre les Wizards de l’après Butler et Jamison.
Arenas, Crittenton, Wall, McGee, Blatche.
Du talent en pagaille et des cas gérables séparément mais qui, rassemblés, ne pouvaient mener que dans le néant.
Le (court) tutorat de Gilbert Arenas aura porté ses fruits…
La préoccupation de la qualité du vestiaire et de la compatibilité des personnalités doit donc être centrale.
Surtout, les plus jeunes basketteurs, sortis depuis peu de mois ou d’années de l’université, recherchent bien plus un esprit de camaraderie et une ambiance familiale dans l’équipe que les anciens, devenus des professionnels dans ce business qu’est la ligue.
Il vaut mieux, pour souder les espoirs entre eux, encourager les diners et autres célébrations d’anniversaires ou sessions jeux vidéos, que les soirées philo de Mike Beasley autour d’un sachet…

En résumé, si les questions de l’encadrement et de l’ambiance de travail sont des facteurs importants dans l’éclosion ou non d’un potentiel (voir Roger Mason, Danny Green, etc…), elle l’est encore plus dans le cadre d’un projet de reconstruction à long terme qui repose précisément sur l’éclosion des potentiels des bleus.

Pas de Beasley, donc.

Perkins et Nash, des transferts pour le long terme ?

Cette longue explication faite, elle éclaire déjà grandement les cas Perkins et Nash.
Le Perk a été à bonne école avec Kevin Garnett et la philosophie Mobutu (chkaki, c’est pour toi ;-)) des Celtics. En tant que col-bleu adepte des sales besognes, Perkins incarne le dur labeur du travail quotidien, l’entrainement dans notre cas, et saura transmettre les valeurs du collectif chères au président du Congo au couvre-chef mythique ( :lol: ).
Le crédo du Perk, hérité des Celtics, est simple et peut être résumé ainsi :
« On s’en fout de ce qu’on pense de nous, on vient pas sur le terrain pour se faire des amis, l’important, c’est nos gars et il faut tout donner les uns pour les autres. »

En plus de la dureté qu’il peut aussi insuffler, le Perk peut partager son expérience de la gagne en tant que finaliste NBA à trois reprises.
Enfin, il est passé maitre dans la gestion des égos, prenant les appels de ses coéquipiers à des heures parfois inattendues, qui se plaignent de leurs ticket-shoots, ou organisant des réunions de famille pour entretenir la vie du groupe.
Quand on est le meilleur ami de Rondo, la confection du melon devient une seconde nature.

Preuve de son impact : malgré son niveau déclinant, et pas que depuis cette année !, le Thunder ne l’a pas (encore) amnistié malgré un contrat imposant.
C’est dire les services qu’il rend hors du parquet…
Même si la possibilité du choix d’un big était envisagé, notamment Gobert, et a influé sur la décision du transfert, l’apport du Perk et la dureté qu’il véhicule ne se restreignent pas aux seuls intérieurs.


Steve Nash possède un parcours unique et exemplaire.
De jeune meneur canadien au physique frêle et à la défense douteuse, il a su à force de travail acharné, gravir tous les échelons pour glaner deux titres de MVP.
Sorti de l’université de Santa Clara et bloqué derrière Tim Hardaway et Jason Kidd à son arrivée, il a réussi, plus que quiconque, à déjouer tous les pronostics.
Les (anciens) meneurs de jeu sont généralement meilleurs pédagogues et possèdent un QI basket plus élevé que la moyenne, notamment parce qu’ils sont à la source des systèmes puisqu’ils les appellent.
De ce point de vue, la science du jeu de Nash, qui maitrise le pick-and-roll à la perfection, ne pouvait qu’être bénéfique pour les jeunes recrues.

Mais pour pleinement comprendre la raison de la venue du professeur, il faut peut-être identifier l’élève pressenti à ce moment-là de la Fantasy.
Attendant un tirage défavorable à la loterie, j’avais jeté mon dévolu sur CJ McCollum.
Sorti d’une université inconnue, lui aussi, le meneur a réussi l’an passé à éliminer la grosse cylindrée Duke du tournoi final.
N’évoluant auprès d’aucun coéquipier de niveau NBA, sa prouesse n’en est que plus grande, comparée aux accomplissement d’un universitaire sorti de North Carolina ou Kentucky.
Bénéficiant d’une expérience importante liée à son cursus et d’une intelligence de jeu qui l’est tout autant, McCollum possède en outre toutes les armes offensives pour réussir.
Seule sa maîtrise du pick-and-roll demeure un chantier à prendre en charge.
Le canadien s’inscrivait alors à la perfection dans ce rôle et aurait chapeauté celui qui aurait été le 6ème homme attitré des Suns lors de sa saison rookie, alternant entre les postes 1 et 2.
Malheureusement, l’acquisition d’Henson m’a enlevé la possibilité d’ajouter McCollum à mon effectif, malgré des tentatives pour trade up par la suite.

Le pick-and-roll reste tout de même rarement le point fort des jeunes meneurs et l’influence de Nash transcende évidemment cette simple question.

Puisque mon ambition était, et l’est resté, de choisir un meneur à la Draft, et qu’elle apporte de toute façon chaque année des postes 1 de top niveau (Curry, Liliard, Rubio, Wall, Irving), Dragic devenait un obstacle à ma construction.
Dans la fleur de l’âge, il pouvait prétendre, notamment en vertu de son gros contrat et de son talent indéniable, assurer de nombreuses minutes alors que Nash, vieillissant et conscient du projet, sera plus enclin à se reposer pour laisser du temps de jeu aux espoirs. Quitte à être « blessé » une fois ou deux pour aller voir ses enfants ?

Par ailleurs, Nash est reconnu comme étant un bout-en-trait, caractéristique toujours appréciable pour créer une ambiance bon enfant dans le vestiaire.

Enfin, sur la question de l’environnement, il faut comprendre que tout démolir permettait de partir à nouveau d’une page blanche, et ainsi instiller plus aisément une nouvelle culture.

En outre, le retour au pays, après un départ non digéré, du héros local ne pouvait que plaire aux fans qui éprouvaient un désamour certain pour l’équipe de cette saison et qui voudront suivre les ultimes rencontres de la star canadienne, et se familiariser avec la nouvelle génération.

Le plan strictement sportif, j’entends par là de la performance immédiate des deux vétérans, sera abordé en fin de bilan, là encore.

Sur le plan financier, les deux contrats arrivent à échéance dans deux ans, sous réserve que Nash ne prenne sa retraite avant. Cette période sera donc l’occasion d’un passage de relais entre les deux cadres et le groupe qu’ils superviseront.
Ils seront le relais des coachs dans le vestiaire et sur le terrain pendant les deux années et leur rémunération ne viendra pas empêcher la franchise de prolonger les rookies, dont les contrats n’arrivent pas à échéance avant la fin de ces deux années.
A titre de comparaison, le contrat de Dragic s’étalait sur une saison supplémentaire.
On peut escompter une présence de Nash en tant qu’assistant coach dès sa retraite dans la mesure où sa fonction au sein de la fédération canadienne est actuellement compatible avec celle de joueur.
Il devrait donc être disponible pour occuper un métier moins chronophage et plus ponctuel.

La période achevée, l ‘équipe sera prête à se qualifier, si elle ne l’est pas déjà…, aux joutes d’après saison.

7. Renouvellement par la Draft et intérêt des seconds tours

Tous les joueurs en NBA n’ont pas vocation à devenir des stars de la ligue.
Pour faire tourner la machine qu’est une équipe, la présence de role-players est absolument indispensable, que ce soit un meneur organisateur, un intérieur rugueux et rebondeur, un sniper ou un stoppeur extérieur.

Or, le second tour regorge de ce type de joueurs qui pourront assumer des tâches immédiatement ou à terme.
Il est également possible d’y trouver des européens ou internationaux qui échappent à la vigilance des scouts qui vont rarement les voir tels que Manu Ginobili ou Marc Gasol.
Alex Abrines, une des trois locomotives de la nouvelle génération du basket espagnol, est de ceux-là.
J’avais pensé le transfert de Beasley comme le moyen d’avoir un choix qui pourrait me rapporter l’ibère, puisque les mocks le situent dans ces eaux à la prochaine cérémonie.
Mais je l’ai finalement sélectionné bien avant par peur qu’un de mes homologues ne soit versé dans le scouting et ne connaisse la vraie valeur du joueur, j'y reviendrai.

Plus généralement, le second tour récèle souvent de bonnes surprises (Isaiah Thomas, Chandler Parsons, Gilbert Arenas, les non-draftés Wesley Matthews et Ben Wallace, Landry Fields, Lance Stephenson).

Accumuler des seconds tours répondait aussi à une envie d’accumuler de la valeur qui trouverait forcément son utilité.
J’avais, mes choix en poche, le pouvoir de trade up dans le second tour dans le but d’aller chercher un joueur en particulier, de prendre des internationaux que je pourrais éventuellement stasher en Europe, ou encore des américains qui viendraient grossir mes rangs immédiatement ou que j’inviterais à rejoindre mon équipe de D-League.
Dans ce dernier cas, les meilleurs et les plus utiles, selon mes besoins, se seraient vus proposer un contrat NBA à terme avec la maison-mère des Phoenix Suns.

Bref, j’avais l’occasion avec mes seconds tours de remplir mon effectif d’un certain nombre de joueurs de rôle.
Il ne m’aurait plus fallu attendre en théorie qu’une année ou deux pour décrocher une star ou deux à la faveur d’un bilan défavorable, et du pick qui va avec, afin d’avoir un effectif complet. Un délai déjà réduit par les transferts vus plus haut.

Or, retournement de situation inattendu, la majeure partie de ces choix m’ont finalement permis de récupérer deux jeunes Rockets, possibles joueurs majeurs, alors que Houston recherchait des role-players à contrats minimums puisque la plupart des responsabilités y devenait de fait assumée par les Harden, Smith, Howard et autre Lin.



8. Revue d’effectif, choix des rotations et perspectives d’avenir



La première remarque que l’on peut faire sur l’effectif, présenté au début du message, est qu’il a bien plus d’avenir que le précédent, en plus d’être possiblement aussi compétitif à ce jour J.
Il faut cependant se poser la question du terme de la construction, l’objectif étant le titre.
Cette équipe, sur laquelle je vais revenir, peut-elle dans plusieurs années viser le titre ?
La réponse reste non.
Reprenons l’ensemble de l’effectif en détail pour comprendre ce qu’il reste à ajouter.


Les vétérans

Perkins et Nash sont bien présents dans le cinq, et ce, pour deux raisons.

La première est qu’il serait une insulte au vu de leur statut de les faire démarrer sur le banc.
La seconde, plus honnête, tient à ce qu’ils ont affiché un niveau déclinant depuis quelques mois et qu’ils pourraient grandement contribuer aux défaites que je cherche à obtenir.

En revanche, il faut prendre en compte le facteur médical. Nombreux sont les exemples de vétérans à s’être refait une santé à Phoenix grâce à notre staff.
La parade à ce risque de victoires est toute trouvée avec la composition que je propose.
Steve Nash n’a vraiment excellé que sur un rythme de jeu rapide, le fameux run-and-gun.
Or, il est bien évident que la carcasse de Perkins (celle de Séraphin également) n’est pas la plus indiquée dans ce cas de figure.
Le cinq est donc dysfonctionnel, étant entendu que Nash devra jouer contre-nature, comme aux Lakers lors de l’année écoulée.

Plus généralement, les deux vétérans n’ont pas vocation à se battre pour le titre à terme avec le reste du groupe, ou pas sur le terrain, donc ils s’effaceront progressivement lors de la deuxième année de reconstruction.
Ils serviront en attendant mon projet de tanking tout en assurant la formation, pour des jeunes qui, tant que les deux anciens seront là, resteront en probation.

Pour ne pas manquer de respect aux fans, j’ai tout de même pris soin d’assurer la complémentarité attaque/défense à l’intérieur et à l’extérieur dans les deux cas de figure.

Une fois la question des deux professeurs balayée, il faut envisager le destin des éléments dans l’équipe de calibre champion que l’on se propose de construire.

Les meneurs


Dennis Schroeder a le potentiel pour devenir un très bon meneur voire un lieutenant, même si devenir All-Star à ce poste en NBA, et à l’Ouest de surcroit, relève de l’exploit dont il ne sera peut-être pas capable.
Au vu de l’effectif actuel, il n’a en réalité pas besoin de devenir un vrai joueur d’impact.
C’est pourquoi sa polyvalence et sa vitesse, de pointe et latérale, fera du bien.
En effet, si un joueur ne peut pas contribuer autant qu’il le pourrait en attaque, il est toujours préférable qu’il soit un grand défenseur, contrairement à Dragic, et c’est le cas de Schroeder.
Myck Kabongo est un peu l’invité de dernière minute de l’effectif pour sa part.
N’ayant pas réalisé que le choix 37 m’appartenait, j’en ai profité pour prendre le meneur gestionnaire afin d’assurer le relais de Schroeder à l’avenir.
Kabongo étant avant tout un gestionnaire perfectible au scoring, son choix me rendait le similaire Kendall Marshall disponible pour un transfert.
Kabongo sera un abonné des séances de développement individuel et sera certainement un Tucson Cactus au cours de l’année.

Les arrières

Marshon Brooks et Terrence Ross peuvent tout les deux s’imposer comme des lieutenants au poste 2.
Le premier est un scoreur avant tout dont l’exemple est Kobe Bryant. S’il a imité l’éthique de travail du Black Mamba depuis qu’il cire le banc, gageons qu’il montrera rapidement les progrès effectués.
Il s’agit du premier joueur que j’ai amené en pensant apporter un lieutenant dans l’effectif mais plusieurs autres l’ont finalement rejoint.

Ross s’est fait connaître avant tout par sa défense et son shoot longue distance soyeux. Cependant, il a montré ses qualités athlétiques, gagnant le concours de dunk, et prouvé qu’il pouvait pénétrer.
Précisons encore une fois que sa venue était inattendue.

Nulle doute que l’émulation sera positive à l’entrainement et profitera aux deux.
Toutes proportions gardées, Jordan est devenu l’attaquant qu’il a été en se coltinant chaque jour le meilleur défenseur de la ligue. Et inversement.

Pour des raisons salariales, il risque d’être compliqué de garder les deux dans l’effectif à terme.
L’un d’eux pourra être impliqué dans un transfert avant que son contrat n’arrive à échéance afin de récupérer une contrepartie, peut-être même dès l’été prochain.

Pour conclure sur le poste 2, les Suns en compteront un dernier dans l’effectif de l’an prochain.

Michael Snaer est un role-player. Il garde un tir trois-points plutôt fiable mais reste surtout le meilleur défenseur extérieur de la NCAA l’an passé, bien que Vander Blue lui ait ‘volé’ sa place dans la meilleure équipe défensive dans les récompenses.
Ancienne vedette de lycée, il s’est également distingué en inscrivant pas moins de 6 buzzer-beaters lors des deux dernières années à l’université.
Il a donc le parfait profil pour devenir un Thabo Sefolosha, avec le sang froid d’un Robert Horry. Il se chargera de stopper les meneurs et Quincy Miller à l’entrainement pour les faire progresser.

Soyons honnêtes, le choisir fut la décision la plus difficile de l’intersaison et deviendra rétrospectivement certainement ma plus grosse erreur.
Au moment de la sélection, étaient encore disponibles de gros paris comme Mike Muscala ou Tony Mitchell, qui feront mal s’ils parviennent à dissiper les gros doutes qui les entourent.
Je souhaitais cependant avoir ce genre de joueur défensif qui servira toujours, surtout en cas de trade d’un des deux précités mais aussi parce que je croyais le choix qui me donna Kabongo en possession des Wizards.
Mais un Vander Blue, présentant un profil assez similaire à Snaer, et surtout un Tim Hardaway Jr., que je pensais déjà pris par inattention…, pouvaient également s’attirer mes faveurs alors que mon nouveau protégé ne va sûrement pas être retenu pendant la cérémonie de Juin prochain.

Pire encore, après sa draft, j’ai transféré James Ennis, qui peut jouer également jouer poste 2 même si c’est un poste 3, aux Nuggets, à la recherche d’un remplaçant à Corey Brewer. Or, ce fameux Ennis a des capacités athlétiques et une taille plus importantes, tandis que son shoot longue distance s’annonce plus que correct.
Doté d’une éthique de travail irréprochable, il doit encore parfaire sa connaissance du jeu. En d’autres termes, Ennis s’inscrivait bien mieux dans le cadre de développement de ma stratégie long/moyen terme que le NBA-ready Snaer, qui aurait convenu à Denver par sa capacité à jouer immédiatement.

Je considère donc à présent le cas Snaer comme ma plus grosse erreur, ou cascade d’erreurs de l’intersaison, en attendant que le(s) courageux qui aura/auront tout lu me pointe(nt) des bourdes plus grossières encore.

Espèrons qu’il soit drafté en Juin prochain et qu’il me prouve que j’avais finalement bien fait.


Les ailiers-shooteurs

Après sa bonne fin de saison, Wesley Johnson s’est vu proposer un nouveau contrat de deux ans, la seconde étant en player option, afin de confirmer la conclusion du dernier exercice.
Ayant cherché à m’en séparer longtemps, je me suis finalement décidé à le garder mais il ne fait pas partie de mes plans à long-terme.
Il reste le meilleur joueur à ce poste et débutera donc les matchs, notamment grâce à sa capacité à attaquer et défendre mais il pourrait faire l’objet d’un trade en cours d’année ou à l’été prochain, s’il fait jouer sa clause, si une bonne opportunité se fait jour.

Quincy Miller est le fruit d’un transfert qui a mené au départ du drafté James Ennis.
J’avais choisi ce dernier pour être un défenseur tenace, grâce à ses qualités athlétiques, capable de tirer à trois points. Il s’agissait d’un garde-fou en cas d’échec du risque Adetokunbo.
Mais j’ai préféré abandonner la prudence, et mettre toute ma confiance, pour le poste 3, dans le jeune Grec pour assumer ce rôle dans mon équipe prétendante au titre à terme.
Si ce profil demeure vacant, il sera de toute façon possible de le trouver sur le marché des FAs, mais il risque d’être de niveau moindre ou de mettre la franchise dans le rouge financièrement.
J’ai donc misé sur un autre risque, mesuré, en Quincy Miller.
Scandaleux en défense, il ne possède pas une vitesse latérale époustouflante et sa mécanique de shoot peut être améliorée. Son physique doit être encore renforcé.
Cependant, il garde un sens du scoring inné, et des bras d’une étonnante longueur.
Il pourrait apporter une gâchette et un rebondeur en sortie de banc appréciable à terme.
Après une année complète d’entrainement avec les Nuggets, il participera aux deux premiers matchs de la saison afin de voir où il se situe dans sa progression avant de reprendre le développement individuel intensif... sauf transfert de Wesley Johnson... ou progression démesuré inattendu du prospect qui l'insérerai dans la rotation.
Même s'il s'était amélioré énormément, une année de plus, ou moins selon transfert de Johnson, d'entrainement acharné ne lui ferait pas de mal.


Les ailiers-forts

Le poste 4 est probablement, avec le poste 2, celui qui présente le moins de risque, avant d'aborder celui de pivots qui en compte le plus.

John Henson va certainement s’imposer comme l’ailier-fort titulaire dans mon équipe du futur. Il a beaucoup impressionné cette année.
Alors qu’il ne savait pas, en tant que rookie, quand son nom serait appelé, il a répondu présent à chaque opportunité qui lui a été donnée.
Ce n’est pas un mince exploit quand on sait ce que cela demande sur le plan mental mais aussi sur le plan physique puisque les rookies font généralement du développement individuel en plus de l’entrainement parce qu’ils savent, ou pensent, qu’ils ne joueront pas le soir.
Il s’est révélé en outre bien plus que le spécialiste défensif qui avait été décrit lors de sa Draft dans la mesure où, en plus de ses tirs mi-distance, déjà connus, il a excellé dans des mouvements au poste d’une rare complexité dans la ligue.
Son avenir s’annonce clairement radieux tant il peut dominer des deux côtés du parquet et il deviendra assurément un cadre de l’équipe.
Si un joueur de l’équipe peut, éventuellement, devenir une superstar, c’est bien lui !

Terrence Jones était une de mes cibles.
Il correspond pour moi à un Lamar Odom ou à un Thaddeus Young.
Je le vois comme le parfait intérieur qui amène de la percussion en sortant du banc.
Scoring inside ou en s’écartant, rebonds, défense qu’il doit améliorer, voilà ce qui est attendu de lui.
Il peut facilement devenir un facteur X et constitue le parfait 6ème homme intérieur en rotation par sa polyvalence et son énergie.
Par l’importance qu’occupe ce profil, notamment à travers la comparaison des deux joueurs cités, Terrence Jones pourrait être considéré dans la catégorie des lieutenants également…

Reste Mr. K., j’ai nommé Kévin Séraphin.
Intéressant avec ses mains au poste, il n’en a pas moins été relativement friable en défense, défaut qu’il faudra corriger.
Compte-tenu de l’embouteillage du poste 4 des deux pré-cités qui vont grapiller toutes les minutes, Kévin sera obligé de se décaler au poste de pivot.
En tant que scoreur, il pourrait s’intégrer dans le cinq au côté d’un Henson doué en défense, mais il serait tout de même préférable d’alléger ce dernier de ce côté du parquet pour qu’il exploite tout son potentiel.
Son destin sera surtout tributaire du cas des joueurs qui vont suivre, puisqu’il faudra déloger nos deux paris, ou que ceux-ci échouent, pour que Séraphin reste dans le projet au final.
Si aucune place n’est trouvée pour Séraphin, il pourrait apparaître en haut de la trade list avec Wesley Johnson, si ce dernier ne part pas de lui-même avant.

Les pivots

Greg Oden a la carrière que l’on sait.
Ceci étant dit, s’il y a une franchise qui peut mettre sa carrière sur les rails, ce sont bien les Phoenix Suns et leurs ingénieux médecins.
Si le pari fonctionne, il sera alors l’intimidateur défensif qu’il devait être et servira l’équipe, même s’il ne parvient pas à contribuer offensivement avec un arsenal fouillé.
Bref, cette description ressemble à n’en pas douter à Tyson Chandler ou Joakim Noah, ce qui place donc le cher Greg dans les prétendants à la formation d’un « Big Three ».
La tourelle défensive se chargeant du meilleur intérieur adverse laisserait plus d’énergie à Henson de l’autre côté du parquet, ce qui serait un grand avantage.
De plus, on peut légitimement espérer qu’Oden, en cas de succès de son retour, au moment de signer un nouveau contrat sera prêt à faire des concessions.
Bien que cette ligue soit un business selon la maxime célèbre, le pivot reste intelligent et montrera sûrement de la reconnaissance à l’équipe qui l’a sorti de l’oubli.
Surtout, quitter Phoenix serait prendre un gros risque de rechute tant le staff médical des Suns est exceptionnel.
Il y a lieu de croire qu’Oden aura conscience que sa plus grande chance de dominer en NBA se trouve à Phoenix, et ce, malgré une rémunération qui n’atteindra pas les dix millions.

L’éventualité que le pari soit manqué est déjà abordé plus haut.

Puis, vient le cas de Royce White, à qui il est difficile d’attribuer un poste mais que je compte utiliser comme pivot par sa capacité à défendre, prendre des rebonds et faciliter le jeu offensif de bien des manières différentes mais il pourra voyager sur les postes 3 à 5 selon les besoins grâce à ses qualités
Il a affirmé sa volonté de rejoindre l’effectif des Rockets en fin d’année, bien que sa motivation laisse sceptique en raison de ses nombreux tweets intempestifs.
Une première raison de penser que le grand Royce va se remuer tient à ce qu’il sera sur la sellette puisque l’année suivante de son contrat relève, comme nous l’avons vu, de la team option.
White sait donc que s’il ne montre aucun espoir, son rêve de NBA s’arrêtera là.
Par ailleurs, le staff médical devra prendre en charge sa blessure très particulière et faire, à nouveau, des miracles.
Il faudra voir le protocole à mettre en place, et l’autoriser peut-être dans un premier-temps à disputer les matchs à domicile.
Ce traitement spécial pourrait le rendre impopulaire dans le vestiaire mais son jeu met tellement en valeur ses coéquipiers que le problème devrait être partiellement réglé.
A terme, il devra évidemment partager les voyages avec l’équipe, aussi bien pour ses performances sur le parquet que pour l’expérience commune que représente la vie on the road en groupe.
Royce White est déjà un joueur extrêmement complet qui peut jouer plusieurs postes et devra travailler son shoot et ses mouvements au poste pour devenir inarrêtable.
Ce n’est pas un joueur qui déborde d’ambition et de cupidité et il ne voudra pas casser sa routine habituelle nécessaire à sa maladie donc si tout se déroule bien, je suis convaincu qu’il acceptera un salaire relativement modeste et de sortir du banc, si besoin est, pour le bien de l’équipe.
En termes de talent, le garçon aurait, c’est le dernier !, la carrure d’un lieutenant.
Cependant, mon avis personnel est qu’il n’en a pas la mentalité, à la manière d'un Boris Diaw à qui il ressemble par bien des aspects, ce qui m’arrange étant donné qu’il ne peut y en avoir 78 dans le jeu de l’équipe…et dans la masse salariale !

L’éventualité que le pari soit manqué est déjà abordé plus haut.

Enfin, je reviens ici sur ma seconde erreur de la Draft et de l’inter-saison, et la dernière en attendant celles relevées par les critiques aiguisées.
Comme je l’ai mentionné plus haut (Transfert Beasley), j’ai sélectionné Abrines au choix 18 par excès de prudence alors qu’il aurait probablement été disponible avec mon pick suivant.
Il ne s’agit pas d’une erreur en raison de son talent ou de son poste, puisqu’il vaut ce choix dans l’absolu et que je ne savais pas la venue de Ross.
La bourde tient à ce que le pivot de Gonzaga Kelly Olynyk était tombé contre toute attente jusqu’à moi.
Si des doutes demeurent, il n’en restait pas moins un des joueurs les plus efficaces de la NCAA l’an passé et présente un profil très atypique qui contraste avec celui d’Oden et de White, par son handle comme par son shoot longue-distance.
De plus, il aurait bénéficié d’une année sans temps de jeu, sauf échec immédiat des deux paris pré-cités (et encore il y a Séraphin...), pour se mettre en forme physique NBA…et aussi changer cette coupe de cheveux abominable pour ne pas faire peur aux enfants.

Il serait alors resté probable que je puisse choisir Abrines en 28, Jaiteh en 31 et Ennis en 33, et finalement Kabongo en 47.
La victime de ce choix par effet domino eût alors été… Michael Snaer !

Même si je n’étais pas en moyen d’évaluer la connaissance de mes homologues sur Abrines, cela reste une bourde très regrettable, certainement la plus importante.
Je dirais donc que j'ai partiellement raté ma Draft.
D'une part, je suis satisfait puisque j'ai pu beaucoup améliorer mon futur effectif sans trop améliorer celui de l'an prochain par le Draft-and-stash mais j'aurais pu récupérer plus de talent encore.
Mes erreurs viennent du fait que j'étais obnubilé par certains profils et certains joueurs au lieu de prendre en compte le déroulement de la Draft, et l'ensemble des joueurs disponibles, dont je n'avais pas conscience.
En n'ayant pas autant la tête dans le guidon afin d'embrasser une vue plus globale, j'aurais mieux fait.
Mais bon, j'ai été nommé GM en sachant que l'objectif se ferait jour l'an prochain donc cela sert mon plan in fine.



Pour en revenir à Olynyk, il me sera peut-être possible d'ajouter un Isaiah Austin l'an prochain si je veux avoir ce genre de profil mais rien n'assure qu'il atteindra un jour le niveau d'Olynyk.


La Draft 2014

La question était de savoir si cet effectif avait en germes ce qu’il faut pour viser le titre, et la réponse non.
La raison apparaît maintenant distinctement.
Il manque à ce groupe une superstar qui le porte, même si un des possibles lieutenants excèdera peut-être les attentes placés en lui.

Très étrangement, le GM des Suns, semble avoir laissé de la place au poste 3 puisque seuls Wesley Johnson et Quincy Miller seront présents dans l’équipe cette année à cette position.
Je compte donc m’orienter vers la Draft pour trouver cette fameuse superstar d’ailier shooteur.
Un certain néo-Jayhawk canadien, par exemple, serait bien inspiré de se montrer à la hauteur des attentes et ne pas s’effondrer, comme tant de vedettes de lycée avant lui.
Il faut également compter sur une improbable inscription à la prochaine Draft de Jabari Parker, parti pour rester à l’université plus d’une année, ou sur la révélation d'un Wayne Selden, d'un James Young, ou sur les progrès d'un TJ Warren...
Avec le talent de l’effectif, il sera impossible d’avoir le pire bilan, à mon sens, mais accumuler suffisamment de défaites pour viser le worst 5 de la ligue en termes de bilan, comme cette année, me semble du domaine du possible, étant donné l’extraordinaire densité de la conférence Ouest.
Restera alors à s’en remettre à la chance, sans laquelle on ne peut rien.
Si elle ne me sourit pas, j'aviserai.
Prendre un 4 pour décaler Henson en 5?
Prendre le meilleur joueur disponible?
Prendre le meilleur 3 disponible?
Je ne le sais pour le moment.
Si le joueur choisi, et aucun de ses coéquipiers, ne semblent taillés pour le rôle de star, j'aurais suffisamment de "lieutenants" à proposer en package pour en avoir une.
J'ai encore un peu de temps avant la resignature de tout ce beau monde pour que ce genre d'opportunités se présente et que mes éléments gagnent en valeur marchande.


Autre réjouissance, je disposerai également, si le GM de Minnesota a bien fait son travail, d’un 1er tour supplémentaire puisque j’hériterai de celui des Wolves en cas de qualification en playoffs de ces derniers, situé, je pense, vers le pick 17 . Une association du choix avec Kevin Séraphin, par exemple pourrait me permettre de trade-up pour un choix en fin de lotterie afin de prendre un espoir correspondant plus aux besoins que j’identifierai alors à cet instant-là.
La possibilité de trade-up mon autre pick si je n’obtiens pas le premier me semble nulle.
Si Wiggins se révèle tel que tout le monde l’attend, personne ne cèdera son first pick, quoique je puisse proposer…




Réaliser un transfert simple Séraphin-pick est également possible.

Donc, si tout se passe bien avec mes paris et si un partenaire entre le pick 12 et le pick 20 se trouve intéressé par Séraphin, je pourrais finir avec mon choix, celui de Minny et un troisième dans la brochette indiquée.
Si embouteillage il y a dans l'effectif, je peux toujours avec mon plus mauvais choix récuperer un européen sous-coté (euphémisme).




L’équipe de D-League

Pourquoi créer son équipe de D-League alors qu’on a un club affilié, en collaboration avec d’autres franchises ?
Plus que la question du pouvoir, la distance a motivé ma décision.
Baskerfield est situé en pleine Californie tandis que Tucson se trouve à moins de 200 km de Phoenix.
A la façon de l’exemple d’Oklahoma City et Tulsa, je souhaitais que le club de D-League soit à proximité pour une raison simple : le développement des jeunes.
Ainsi, ces derniers peuvent faire la navette pour travailler à Phoenix, la maison-mère, et participer aux entrainements avec l’équipe A. Ils peuvent également y travailler leur jeu avec le personnel d’encadrement sans manquer les rencontres qui ont lieu à seulement 2h en bus de la capitale de l’Etat.
Assigner des joueurs ou les rappeler devient alors presque instantané puisque le lien avec les Suns n’est jamais vraiment coupé.
Créer son équipe de D-League permet ainsi aux joueurs de valider le soir ce qu’ils peuvent avoir travaillé la veille, voire le matin même avec un assistant coach des Suns.
J’avais initialement prévu ce mouvement en raison de mes nombreux tours de Draft afin qu’ils s’y affrontent pour gagner un contrat NBA avec Phoenix mais aussi pour le développement de mes internationaux.
L’équipe me servira finalement à faire progresser par alternance Quincy Miller, Myck Kabongo et Michael Snaer cette saison.
Quand les européens viendront, ils ne seront pas forcément prêts au premier jour à évoluer en NBA, ne serait-ce que pour des raisons physiques de renforcement du corps.
Les Tucson Cactus seront alors un bon moyen de faire la transition au cours de leur saison rookie puisqu’ils leur proposeront des matchs de type NBA, bien que moins relevés que ceux de la grande ligue évidemment.

Les internationaux

Mon souhait initial était d’intégrer immédiatement Jaiteh, Abrines et Adetokunbo à mon roster. Ils auraient alors passé l’année à travailler leur jeu avant d’avoir de premières opportunités en fin d’année (sauf pour Adetokunbo, à qui il faut plus d'une année de toute façon).
D’où le souci de l’équipe de D-League.
Cependant, j’ai changé d’avis pour les laisser en Europe pour deux raisons.
D’abord, j’ai décidé de signer Greg Oden et acquis, de façon imprévue, Kévin Séraphin et Terrence Ross.
L’ensemble de ces mouvements m’a fait repensé l’intégration de Jaiteh et d’Abrines en raison du manque de place, tandis que Saragosse (club d’Adetokunbo) est connu pour bien développer ses jeunes.
Surtout, le transfert pour Ross m’a obligé à me séparer de seconds tours.
Après réflexion, j’étais largement prêt à les céder dans la mesure où, si tout se passe bien et qu’aucun transfert n’est réalisé, mon effectif comptera 13 à 14 éléments lors du prochain été.
Or, je compterai, je l’espère, deux premiers tours l’an prochain : le mien et celui des Wolves s’ils se qualifient en playoffs.
En cas de départ de Wesley Johnson, qui aura de toute façon lieu, les deux rookies pourront être accueillis, seulement si les places de mes 3 européens sont encore libres, sauf trade retentissant qui peut avoir lieu.
Cependant, on ne peut pas faire venir un européen une saison, et pour peu jouer, avant de le renvoyer à la maison. Une venue est définitive.
J’ai donc fait le choix de les laisser en Europe, d’autant qu’ils sont encore très jeunes (18 ans pour Jaiteh et Adetokunbo et 19 pour Abrines), ce qui me laisse une bonne armée de réserve si des joueurs-clés qui ne pourront être resignés font l’objet de transferts.
De toute manière, quand ils auront respectivement 20 et 21 ans, deux places se libèreront déjà avec Perkins et Nash.
Il faudra aviser à ce moment-là de leur venue selon l’état de l’effectif et la nature de leur apport.

Conclusion

En résumé, la franchise possède désormais un avenir.
Un environnement sain a été mis en place pour maximiser les potentiels des divers éléments de l’équipe.
De plus, tous les postes comptent maintenant des prospects intéressants pour la suite, c’est-à-dire des possibles joueurs d’impact, sans que les finances ne soient dans le rouge.
Au-delà des termes creux de « Big Three » ou de « lieutenants » que j’ai employé, se dessine aussi la possibilité de constituer un effectif pléthorique dans lequel les responsabilités seront largement partagées derrière un leader incontestable.

Cependant, je n’ai jamais considéré dans mon interminable résumé cette éventualité puisque je pense que certains joueurs voudront exploiter le maximum de leur potentiel en allant vers d’autres cieux si je ne leur en donne pas la possibilité… et aller chercher le contrat qui va avec, que je ne pourrais leur offrir à tous.
Des transferts seront donc probablement nécessaires à terme et il ne faudra pas attendre d’être dos au mur pour les effectuer, sous peine d’en obtenir une maigre contrepartie. Il demeure cependant impossible de les anticiper à cet instant t.

Bien que les vétérans comptent deux années de contrat, les futurs cadres sortiront vraisemblablement de la couveuse dès le début de la seconde saison pour prendre le contrôle de l’équipe.

Il faudra un coup de pouce du destin pour pouvoir sélectionner un ailier shooteur star à la prochaine Draft mais la quête du titre repose de toute manière sur une part de risque, que j’envisage déjà grandement avec mes pivots actuels.
En cas d’échec dans cette entreprise d’acquisition d’un poste 3 de haut calibre, je n’ai pas encore suffisamment de visibilité pour dire si l’effectif devra être laissé tel quel pendant encore une saison ou s’il faudra dès l’été 2014 enclencher un James Harden-trade. Les pertes pourront alors être compensées éventuellement par la venue de mon armée de réserve, c’est-à-dire de mes européens, preuve de la multiplicité des options à ma disposition.

Objectif playoffs en 2014-2015 ?

En attendant, place au tanking !


Ce n'est certes pas glorieux, mais notre situation au début de l'été nous y condamnait de toute manière...
AnthonyDubourg
 
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