Philadelphia Sixers

La draft terminée, les échanges conclus, les effectifs à jour, voici venu le temps de dresser les bilans de votre fantasy draft.

Modérateur: Gajs

Philadelphia Sixers

Messagepar Gajs » Jeu 23 Mai 2013 17:20

Bilan de la Fantasy des Philadelphia Sixers.


Fraichement nommé GM des Philadelphia Sixers, je convoque l’intégralité du Front Office de la franchise afin de dresser le constat de la saison écoulée et des mouvements entrepris à l’intersaison.

Mon constat est le suivant. Nous sortons d’une saison pour le moins décevante. Le bilan de 34 victoires pour 48 défaites est une catastrophe aux vues des ambitions estivales, et un inconvénient notable dans le processus de reconstruction de la franchise. Sous les ordres de Doug Collins, les 76ers ont été suffisamment mauvais pour ne pas disputer les PO et être éliminés de la course à la qualification pour la post-season près de deux mois avant la fin de la saison régulière, mais pas suffisamment pour s’assurer un bilan de nature à offrir l’assurance d’avoir un top pick au soir du 21 mai.

A tous les points de vue, la saison est un échec dont les causes ne doivent pas être recherchées uniquement du côté des blessures. Si l’effectif mis en place l’été dernier avait tout sur le papier pour porter les 76ers vers les sommets, l’absence d’Andrew Bynum et un coaching défaillant ont transformé les attentes en désillusions d’autant plus profondes que les pièces envoyées en Floride et dans le Colorado dans le cadre de la signature du pivot double champion NBA brillaient dans leur nouvelle salle.

Je récupère donc un roster qui a terminé au milieu de nulle part. Pas assez haut pour disputer la post-season, pas assez bas pour espérer progresser substantiellement grâce à la draft. Avec un joueur majeur, en fin de contrat et qui vient de subir une nouvelle double opération sur ses genoux. La nature du processus à mettre en œuvre dépend seulement de la suite de la carrière de Bynum.

Sprinter vers le titre :

Si Andrew Bynum redevient le joueur qu’il fut aux Los Angeles Lakers, mon travail de GM se limitera à apporter quelques retouches à mon effectif. En admettant que Bynum fasse de nouveau partie des plans de la franchise, conserver Evan Turner, Thaddeus Young, Spencer Hawes et Dorell Wright fait sens. Il conviendrait alors de procéder au recrutement d’un catch and shooteur pour occuper le second poste d’arrière et/ou un stoppeur défensif sur le même poste. Ces profils permettraient de laisser une nouvelle chance au duo Holiday-Turner. L’ancien numéro 2 de la draft serait alors déchargé des responsabilités au scoring en devenant la troisième voire la quatrième option offensive des 76ers.

Parmi ces ajustements, la signature de J.J Redick en lieu et place d’un Nick Young dont la monopolisation de la gonfle ne permet pas une intégration optimale autour du duo Holiday et Turner, peut-être une piste, tout comme celle menant à Victor Oladipo pour la draft (pour lequel un trade-up aurait pu être mis en place).

Le 5 : Jrue Holiday – Victor Oladipo – Evan Turner – Thaddeus Young– Andrew Bynum ayant de quoi faire saliver les habitués du Wells Fargo Center ou à défaut du League Pass. Le banc pouvant présenter quelques joueurs de talents : J.J Redick ( ?), Dorell Wright, Charles Jenkins, Spencer Hawes, Lavoy Allen, Arnett Moultrie, etc…
Un groupe qui peut aisément jouer les premiers rôles dans la conférence Est et dont la moyenne d’âge laisse envisager une arrivée à maturité lorsque le Heat amorcera son déclin.

Toutefois, ce projet présente deux défauts majeurs qui nous ont conduit à le rejeter :
• une dépendance à l’égard de l’état de santé, de la motivation et du sérieux du plus cher danseur de flamenco du monde.
• Une absence de flexibilité financière.


La perspective de repartir avec un groupe remodelé mais dont les axes forts auraient été conservés, où un Stan Van Gundy aurait pu être approché pour prendre les rênes de l’équipe, éconduite, il nous fallait penser un autre plan pour les 76ers.

Un autre plan, sans Andrew Bynum, imposait de changer de philosophie et repartir sur un processus de reconstruction nettement plus large. L’objectif étant de ramener un Larry O’Brian Trophy supplémentaire en Pennsylvanie, il s’agit de construire un effectif et de rassembler les pièces nécessaires à l’édification d’un roster à même de disputer de manière crédible le titre à compter de 2016.

Sortir de la médiocrité : rejeter l’hypothèse intermédiaire.

Un projet axé sur une compétitivité à court terme pouvait reposer sur le recrutement de trois pièces nécessaires au dépassement des limites entrevues cette saison, sans pour autant s’engager sur le long terme avec Andrew Bynum.
Ce projet aurait ainsi pu s’articuler sur l’acquisition d’un arrière scoreur capable de provoquer des fautes et de se présenter sur la ligne des lancers francs (Evans ?), d’un pivot évoluant sous le cercle (Al-Jefferson ?) et d’un back-up au poste de meneur de jeu. Toutefois, nous sommes convaincus que ces ajustements n’auraient pas permis aux 76ers de disputer le titre au cours des prochaines années, tout en inhibant la flexibilité mère de tous les succès.
Le profil de Jefferson (à 15 millions de dollars la saison ?), un rééquilibrage du banc et une poursuite de la progression de Jrue Holiday auraient assurément ramené les 76ers en Playoffs.
Le 5 aurait pu ressembler à cela : Holiday – Evans – Wright – Young – Al-Jefferson.
Une composition séduisante. Ce plan présentait deux difficultés majeures :
- l’exclusion de toute perspective d’ajouts de valeur via la draft, les picks des 76ers étant déjà envoyés au Heat et au Magic.
- l’exclusion de toute flexibilité financière
Par ailleurs, il repose sur la conviction que la franchise aurait été en mesure d’attirer un Free Agent du calibre de Jefferson (soit dégager suffisamment de cap et le convaincre de signer à Philly, alors qu’un Brand reste le plus « gros » FA à avoir rejoint la Pennsylvanie). L’avantage de ce plan est qu’il assurait des victoires. Le public regrettera peut-être que je ne me sois pas porté sur ce type de stratégie.

Reste à les convaincre avec le développement de mon projet.




Je pars donc sur la perspective d’un plan de reconstruction pluriannuel.

Dès lors la question du coach se pose dans des termes nouveaux. Nous ne cherchons pas un coach capable d’apporter son expérience de la Ligue mais un coach qui mettra en place des schémas de jeu qui à terme doivent devenir la véritable marque de fabrique de la franchise. A ce titre notre modèle reste les Spurs.

Choisir le coach :

Ma préférence va à Ettore Messina. Le coach italien est un génie pur et un savant du jeu. Partout où il a pris les commandes d’un effectif il l’a porté au succès à l’exception notable de sa courte expérience madrilène. S’il décide de quitter le CSKA Moscou, on lui offre le poste que les Lakers auraient du lui proposer.
Dans cette fantasy, on a acté le fait de laisser les GM choisir leur coach, considérons donc qu’il accepte le challenge.

Une fois actés mon échéancier (disputer le titre en 2016) et l’identité du coach, je peux me mettre en quête de mes deux objectifs à savoir acquérir Tyreke Evans et me positionner à la draft pour sélectionner Nerlens Noël.

Au sein de mon effectif, je dispose d’un certain nombre de joueurs de talent encore sous contrat : Holiday, Turner, Young disposant d’une incontestable valeur marchande et de certains joueurs d’appoints qui peuvent s’avérer extrêmement utiles dans différents registres : Lavoy Allen, Spencer Hawes, Jason Richardson. Parmi ces joueurs seuls, Jrue Holiday est un homme de base autour duquel j’aspire à construire mon effectif.

All Star au poste extrêmement concurrentiel de meneur de jeu, Jrue Holiday sera amené à être un des membres du « Big Three » que j’escompte structurer avec Evans et Noel.

Incapable de viser le titre sans Bynum, ma perspective est d’être « mauvais » l’année prochaine en terme de résultats collectifs. Je n’escompte pas « tanker » en n’alignant pas mes meilleurs joueurs sur le parquet mais me concentrer sur le développement personnel de mes travailler et travailler des systèmes de jeu complexes. Au cours de l’intersaison, je souhaite donc accumuler des jeunes talents au potentiel non utilisé ou non atteint afin de monter en puissance au fil des mois. Ces jeunes joueurs pourront donc être imprégnés de la philosophie de jeu distillée par Messina dès leur arrivée dans la Grande Ligue. Ils maîtriseront alors à la perfection les systèmes de jeu lorsqu’ils arriveront à maturité.

Le choix de faire de Nerlens Noël, une cible préférentielle s’inscrit dans cette logique

Perdre des matchs en 2013 n’est pas la meilleure des perspectives pour les fans de la franchise et leur proposer des défaites pour profiter de la densité et des talents annoncés à la draft 2014 n’est pas une hypothèse satisfaisante pour ceux qui paieront leurs tickets l’année prochaine. Ma volonté est donc de développer du jeu et du spectacle sur le parquet (basket de transition disputé sur un haut tempo profitant de la vitesse de déplacement de mes joueurs et de leurs qualités de passe supérieures à la moyenne, actions spectaculaires avec les contres de Noel, les dunks de Tyreke Evans etc…) tout en développant un discours sur le retour à Philadelphie des talents originaires de la ville de l’amour fraternel.


Mobiliser la Free Agency pour renouveler certains joueurs de complément

Eu égard à mes objectifs, je ne souhaite pas me montrer actif lors de la Free Agency. D’abord je n’en ai pas la capacité financière avant d’avoir fait de la place et je n’ai pas d’intérêt à recruter des joueurs expérimentés en sacrifiant ma marge de manœuvre financière.

Mon activité au cours de la Free Agency se limitera au renouvellement de certains des joueurs qui évoluaient l’année passée sous le maillot de Philly et/ou à recruter des joueurs de complément notamment des vétérans capables de transmettre une certaine expérience à mes jeunes joueurs.

Mon plan m’amène alors à m’activer de manière bien plus forte sur le plan des trades avec deux objectifs : acquérir Tyreke Evans et des picks pour la prochaine draft afin d’engager Nerlens Noël et des « role players ».


Mes cibles lors des trades

Tyreke Evans

L’arrière des Sacramento Kings est la cible préférentielle de notre intersaison pour renforcer les lignes arrières des 76ers.
Alors que notre objectif est d’accumuler des jeunes talents, de leur permettre de se développer et de maximiser leur valeur « commerciale », l’expérience de Tyreke eu égard à son âge sera un atout précieux.

Après une saison rookie exceptionnelle, Tyreke Evans peine à confirmer. Nous faisons le pari que la stagnation du joueur est essentiellement le produit du mauvais environnement de travail qui a pu prévaloir chez les Sacramento Kings jusqu’à l’arrivée de Deidara à leur tête.
Si son apport statistique se réduit au fil des saisons de 20,1/5,8/5,3 lors de sa première saison à 15,2/3,5/4,4 l’an passé, son apport sur 36 minutes reste extrêmement intéressant : 17,6 / 4,1 / 5,1. Mieux, lors du dernier exercice, Tyreke Evans a shooté à ses meilleurs pourcentages en carrière 47,8% dont 33,8% derrière l’arc.

La venue du ROY 2009 répond à un triple objectif.


- Evans nous apporte du scoring sur les lignes extérieures et de la présence sur la ligne des lancers francs, ce qui a cruellement fait défaut aux 76ers la saison passée.
- Sa venue au Wells Fargo Center nous permet d’activer une campagne de communication autour du thème de retour à la maison d’un jeune talent natif de Philadelphie. Dans ce contexte les profils de MKG et des frères Morris m’intéressaient. Toutefois pour diverses raisons nous ne sommes pas parvenus à les ramener en Pennsylvanie.
- Son arrivée au Wells Fargo Center permet de dégager des monnaies d’échange au sein de notre effectif.


En effet, sa présence dans l’effectif rend indésirable celle d’Evan Turner. Les deux joueurs n’étant jamais aussi bon que lorsqu’il porte la balle, la présence du duo en plus de celle de Jrue Holiday est inopérante. Evan Turner devient donc une monnaie d’échange. De la même manière, Nick Young et Jason Richardson peuvent être impliqués dans des trades, le poste 2 des 76ers détient son titulaire.

Ainsi la venue de Tyreke est la priorité, au moins sur le plan chronologique, du recrutement que j’escompte mettre en place.

Le poste 2 est peu à peu en train de perdre ses principales têtes d’affiche. A 23 ans, Tyreke Evans, replacé dans un nouveau contexte, peut renouer avec le niveau de jeu affiché lors de sa première saison et poursuivre sa progression dans sa sélection de shoots. S’il y parvient, il peut prendre place dans le gotha de la ligue au poste 2 où Kobe Bryant, Dwayne Wade, Manu Ginobili amorcent leur déclin et où seul James Harden fait figure de joueur dominant.

Des picks lors de la prochaine draft

L’autre objectif avoué de la franchise est d’aller chercher Nerlens Noel à la prochaine draft. La classe de draft 2013 ne dispose de prime abord de très peu de joueurs amenés à devenir des stars dans la grande ligue. De manière sommaire nous en détectons deux : Ben McLemore et Nerlens Noel. Le dernier nommé est notre cible préférentielle pour renforcer notre secteur intérieur.

Nous pensons donc la construction de notre effectif autour du trident : Jrue Holiday, Tyreke Evans et Nerlens Noel. Trois joueurs qui afficheront 66 années au compteur à eux trois au soir du season opener.

Les qualités athlétiques de Nerlens Noel, sa capacité à jouer le pick and roll avec Jrue Holiday et Tyreke Evans, ses facultés aux rebonds et aux contres en font le profil idoine du pivot défensif que nous recherchon. Si nous ne parvenions pas à attirer Nerlens Noel, le profil de Andre Drummond des Detroit Pistons a toute notre attention.

Dans la mesure où les Philadelphia Sixers seront amenés à perdre des matchs au cours de la prochaine saison, nous aspirons à monter un minimum de spectacle aux abonnés du Wells Fargo Center. Les contres, les dunks et les alley-oops de Nerlens Noel pourraient bien amener des actions d’éclats, à défaut d’un grand nombre de victoires dans les premiers temps.


Toutefois, la tâche n’est pas aisée. Les Philadelphia Sixers ne disposent que du 11ème plus mauvais bilan de la ligue et leurs chances d’obtenir le premier choix s’élèvent à 0,8%. Il s’agit donc de maximiser nos chances d’obtenir un des premiers choix lors de la prochaine draft afin de nous assurer d’avoir les moyens pour ramener Nerlens Noel à Philly. Pour ce faire nous devons nous préparer à récupérer de nombreux picks et/ou des picks de choix.

Evan Turner, Thaddeus Young, Andrew Bynum, Nick Young, Spencer Hawes, J-Rich sont disponibles afin de récupérer ces dits picks.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, résumons mes ambitions pour cette intersaison.

Le plan conçu lors de ma nomination à la tête de la franchise est le suivant :
- Recruter Tyreke Evans et l’associer à Jrue Holiday pour former un des backcourts les plus prometteurs de la Ligue.
- Drafter ou recruter Nerlens Noel et l’associer à un 4 mobile, disposant d’un shoot à mi-distance fiable. L’association avec Arnett Moultrie peut-être envisagée tant les deux joueurs excellent du côté opposé du parquet.
- Associer mon trident à une pléiade de jeunes talents dont les prochaines saisons viseront à développer leur potentiel pour en faire des role players efficaces ou des monnaies d’échanges à la valeur commerciale accrue par le temps de jeu
- Recruter un ou deux vétérans capables à même d’apporter de l’expérience et d’encadrer les jeunes joueurs.
- Dégager de la flexibilité financière en 2014
- M’assurer un lottery pick lors de la draft 2014

Voyons désormais comment j’ai procédé pour me rapprocher de ces objectifs. Nous tirerons ensuite un bilan à proprement parler.


Chronologie :

Ma priorité étant de recruter Tyreke Evans, j’entre dès ma prise de fonction en contact avec la direction des Sacramento Kings pour les sonder sur leurs intentions quant à Tyreke Evans. Le joueur est restricted free agent, la franchise californienne peut donc s’aligner sur toutes les offres pour conserver le joueur. Souhaitant développer une relation de confiance avec le nouveau GM des Kings, je lui annonce ma volonté de soumettre une offre pour Evans et je lui en dévoile le montant ainsi que l’échéancier : 42 millions de dollars sur 4 ans répartis de la manière suivante : 8 millions / 9 / 10 puis 15 pour sa dernière saison, année où j’aspire à remporter le titre.

Je sais que cette offre me place en position de force pour la suite des négociations, dans la mesure où il ne fait pas partie des plans des Kings de prolonger Evans et encore moins à ce tarif.

Ayant besoin de lottery picks pour la prochaine draft et ne comptant plus sur les services d’Evan Turner, nous nous mettons en quête d’un partenaire pour accueillir l’ancien numéro 2 de la draft en échange d’un TDD placé dans le top 8. Après avoir sondé deux des franchises qui recherchaient un poste 3 : les Cleveland Cavaliers et les Detroit Pistons, sans succès, il est décidé d’utiliser Evan Turner comme monnaie d’échange dans le cadre d’un sign and trade avec les Sacramento Kings.

Dès lors, nous savons que nous sommes en mesure d’obtenir Tyreke Evans lors de la Free Agency. Toutefois afin de conserver de la flexibilité salariale, il nous est impératif de nous séparer d’un Evan Turner devenu inutile. Nous le proposons dans le package adressé aux Kings. Hormis le ROY2009 et un DeMarcus Cousins intouchable, Jimmer Fredette et le pick des Kings sont des pièces qui ne nous laissent pas insensibles. Et nous tentons donc de les récupérer. Au fil des discussions, il apparaît que Jimmer Fredette n’est pas transférable au contraire du pick (6ème probabilité). Un accord est finalement conclu sur la base suivante : Evan Turner + pick des 76ers contre Tyreke Evans + pick des Kings. Nous ne sommes donc pas parvenu à récupérer Jimmer Fredette que l’on voulait spécialiser dans un rôle de shooteur longue distance au poste 2 en sortie de banc.

Au terme de notre premier deal, nous avons rempli notre premier objectif avec la signature de Tyreke Evans et amorcé un premier mouvement dans le sens de la réalisation du second avec le trade-up entre notre pick et celui des Kings. Ce dernier s’avère toutefois insuffisant à nous assurer d’être en mesure de drafter Nerlens Noel, et nous nous mettons donc en quête de récupérer de nouveaux picks.

Andrew Bynum est alors notre principal appât. Du moins nous avons eu l’illusion de croire que le pivot All-Star conservait une valeur marchande intéressante en dépit de ses blessures et de son attitude. L’ancien Laker est alors proposé, via des offres plus ou moins sérieuses à l’ensemble de la Ligue ou presque. Si nous nous proposons de prendre en charge un contrat « pourri » dans le cadre d’un sign and trade, nous échouons à ramener des picks en échange de celui qui devait changer le visage de la franchise. Il s’agit du plus patent échec de notre intersaison. Nous n’avons pas été en mesure de négocier quoi que ce soit contre Bynum pour lequel la franchise s’était séparée l’année passée d’Andre Iguodala, Nicolas Vucevic, Moe Harkless et d’un premier tour de draft.


Face à cet échec, les picks (6ème probabilité, 21ème choix acquis dans le cadre du départ de Nick Young au Jazz, le 35ème et le 42ème choix) à ma disposition ne sont pas suffisants pour récupérer le joueur viser à la draft. Je me dois de mettre dans la balance un joueur irréprochable dont le départ est une décision difficile : Thaddeus Young.

J’approche donc les Charlotte Bobcats afin de négocier autour de deux pièces qui suscitent ma convoitise : MKG et leur pick (2nde probabilité). Très rapidement, le GM des Bobcats me fait comprendre qu’il tient davantage à son ailier qu’à son TDD.
MKG aurait toutefois trouvé toute sa place dans notre effectif au poste 3 où il aurait apporté sa défense, ses qualités athlétiques et son habileté dans la lutte pour la position préférentielle au rebond. Natif de Philadelphie, il aurait donné un peu plus de corps à notre récit autour du retour des espoirs de la ville au Wells Fargo Center.

Au terme des négociations, je finis par formuler l’offre suivante qui envoie Thaddeus Young en Caroline du Nord ainsi que les choix 21 et 35 de la prochaine draft en échange du pick des Bobcats (seconde probabilité) et de Ben Gordon et de son salaire de 12 millions de dollars. L’offre est envoyée à Peyton avant la tenue de la loterie. Et le résultat de cette dernière va changer la perception de mon offre et le destin de la franchise dont j’assume la responsabilité des opérations basket.

La loterie et ses conséquences sur le projet des Philadelphia Sixers

Au soir de la loterie, la 6ème probabilité d’obtenir le premier choix acquise dans le cadre du trade de Turner-Evans, s’est transformée en second choix de draft. Les Cleveland Cavaliers héritant du 1st pick et la probabilité que leur choix se porte sur Nerlens Noel n’étant pas exclue, le scenario n’est pas tout à fait parfait mais il s’en rapproche sensiblement.

Conséquence directe de notre montée dans la draft, la baisse du choix des Bobcats qui n’obtiennent que le troisième choix. Cette inversion n’est certainement pas étrangère à l’acceptation de notre offre par le GM des Bobcats.

A ce stade de l’intersaison, un point sur le projet et son état d’avancement est nécessaire.
Sont sous contrat avec les 76ers : Jrue Holiday, Tyreke Evans, Jason Richardson, Thaddeus Young, Arnett Moultrie, Spencer Hawes, Lavoy Allen, Kwame Brown et la franchise détient une QO sur Charles Jenkins ainsi que les 2, 21, 35 et 42ème choix de la draft 2013.

Alors que les Charlotte Bobcats nous informent de leur volonté d’accepter notre offre d’échange, nous sommes confrontés à l’alternative suivante : se contenter de notre second choix au risque de voir les Cavs drafter Noel ou trade-down avec une franchise prête à sélectionner l’ancien chat sauvage, ou bien valider l’échange monté avec les Bobcats quitte à sacrifier l’irréprochable Thaddeus Young, à se séparer de deux choix de draft et assumer le salaire de Ben Gordon.

La décision d’officialiser l’échange avec les Bobcats résulte de la volonté de dégager du cap à l’aube de la prochaine saison. La structure du contrat de Ben Gordon nous prive d’une certaine marge de manœuvre cette intersaison mais nous en offre au terme de cette dernière, à l’inverse du contrat de Thaddeus Young. Par ailleurs, la présence d’un Thad dans l’effectif aurait amené des victoires que nous ne recherchons pas à obtenir au détriment d’une certaine flexibilité. A l’issue de la prochaine saison, le choix n°3 de la draft présentera un salaire moins élevé que celui de Thaddeus Young et Gordon sera prié de faire ses valises ou de réduire considérablement ses émoluments.

Si nous espérons secrètement que l’objectif affiché des Cavs de disputer les playoffs dès la saison prochaine les conduisent à passer outre un Noel blessé, l’acquisition du troisième choix de draft nous offre davantage de marge de manœuvre. Si les Cavs nous privaient de Noel, nous avions alors dans l’idée d’utiliser Ben McLemore comme une monnaie d’échange afin de recruter le jeune pivot que nous recherchons. La stratégie étant la suivante : proposer un deal aux Detroit Pistons qui recherchaient un « Franchise Player » et un scoreur extérieur en contre partie d’Andre Drummond. Puis éventuellement d’engager de nouvelles négociations avec les Cavs autour d’un échange entre Drummond et Noel.

La décision des Cavs de sélectionner Otto Porter avec le 1st pick altère alors tous nos plans. Otto Porter n’étant plus disponible, il ne viendra pas occuper notre poste 3, mais surtout nous sommes en capacité de drafter Ben McLemore et Nerlens Noel avec nos picks 2 et 3. Ce que nous faisons sans nous faire prier.

Cet état de fait chamboule nos plans initiaux. Doit-on trader Ben McLemore (c’est en raison de ma volonté initiale de l’échanger que je l’ai choisi avant Noel afin de lui attribuer le salaire le plus important) ? Doit-on repenser le rôle de Tyreke Evans, qui devait être un de nos hommes de base ?

Après avoir envisagé de proposer Ben McLemore aux Bobcats afin de récupérer MKG, la décision de conserver l’arrière est actée. Si le coach ne s’y oppose pas, il sera utilisé comme titulaire à l’arrière et Tyreke Evans deviendra notre sixième homme où il évoluera sur les postes 1 et 2.

Notre effectif devient alors totalement déséquilibré avec quatre arrières : Ben McLemore, Tyreke Evans, Ben Gordon et Jason Richardson. Les 4 étant copieusement rémunérés, il convient de se séparer de l’un d’entre eux et seul J-Rich présente le profil, les 3 autres venant d’arriver. De la même manière un Spencer Hawes qui a démontré qu’il pouvait se montrer fort utile lorsqu’il est associé à un intérieur qui ne rechigne pas à évoluer sous le cercle et dont le contrat court sur une seule année est une monnaie d’échange tout indiquée. Sa progression et sa situation contractuelle en font un joueur qui cherchera du temps de jeu pour démontrer sa volonté et sa motivation ainsi que son talent sur le parquet. A 25 ans sa marge de progression est non négligeable et son profil de 7 footer adroit à mi-distance en font un complément possible de Nerlens Noel. Son départ n’est alors négociable que contre un joueur au potentiel jugé supérieur et/ou davantage de flexibilité salariale.

L’étude des annonces et des communications des différentes franchises dans les médias nous permet d’identifier les Washington Wizards comme une piste potentielle pour nos deux joueurs. Ces derniers veulent surfer sur la vague positive de la fin de saison dernière et tenter de retrouver la post-season dès l’année prochaine. Ils sont donc susceptibles de se séparer de leur TDD n°8 qui m’intéresse au plus haut point dans la perspective d’ajouter des jeunes talents à fort potentiel dans mon roster.
Par ailleurs, la franchise de DC évoluant au dessus du cap, je leur propose de prendre en charge le lourd contrat d’Emeka Okafor afin de leur offrir un minimum de marge de manœuvre pour améliorer leur roster. L’ancien numéro 1 de la draft jouit d’un contrat démesuré mais sera le vétéran idoine pour encadrer mes jeunes intérieurs : Nerlens Noel et Arnett Moultrie.
Le deal est conclu sur les bases suivantes : pick n°8 + Emeka Okafor contre J-Rich et Spencer Hawes.


Je décide alors de procéder aux prolongations de Dorell Wright, de Justin Holiday et de Charles Jenkins à qui je confierai mon poste 3. L’ancien warrior se voit proposer l’intégralité de la Mid Level Exception soit 5 millions de dollars annuels sur 4 ans. D-Wright est le joueur de complément idéal, all around player il est utile des deux côtés du parquet : excellent rebondeur, doté d’un très bon handle pour un joueur de sa taille et d’une bonne qualité de passe, il reste une menace sérieuse derrière l’arc. Son profil et sa polyvalence ainsi que son attitude irréprochable sur et en dehors du parquet en font un joueur de vestiaire tout à fait recommandable et dont le rôle d’encadrement sera à la hauteur de la confiance que nous lui accordons. Justin Holiday se verra quant à lui assigner le rôle de stoppeur défensif au poste 2 et 3. Charles Jenkins, peu utilisé par Doug Collins est conservé. Avec Jrue Holiday à la mène, Tyreke Evans utilisé comme sixième homme en partie sur le poste 1, Charles Jenkins devra faire ses preuves aux entraînement pour voir son temps de jeu croître. Si son shoot était douteux sur ses rares apparitions l’an passé, son implication défensive, sa lecture des lignes de passe et ses qualités athlétiques nous laissent espérer qu’il saura réaliser le travail demandé en sortie de banc.

L’effectif se compose alors de

PG : Jrue Holiday / Charles Jenkins
SG : Ben McLemore / Tyreke Evans / Ben Gordon
SF : Dorell Wright / Justin Holiday
PF : Arnett Moultrie /
C : Nerlens Noel / Emeka Okafor / Lavoy Allen / Kwame Brown

Trois spots restent donc à pourvoir et les 76ers disposent des 8ème et 42ème choix lors de la prochaine draft.

Avec le 8ème choix de la draft, le profil de Cody Zeller retient toute notre attention. Le développement du joueur est amené à prendre du temps tant le dernier de la fratrie des Zeller est soft et nécessite de passer des heures en salle de musculation. La perspective de trade-down ce pick pour récupérer des joueurs de complément : un back-up au poste de meneur, un ailier fort bien qu’Okafor ou Allen puissent être utilisés à ce poste et/ou un ailier fut étudiée et longtemps un échange avec les Suns envoyant à Philly : Marcus Morris, Kendal Marshall et un TDD (n°18). Toutefois, les choix d’une autre franchise ont rendu caduque ce deal.

Cody Zeller se trouvant disponible au moment de communiquer notre troisième choix au cours de cette draft, nous sélectionnons l’ancien intérieur d’Indiana.

Un trade a toutefois été conclu entre les 76ers et les Suns. Nous nous sommes séparés de notre pick 42 pour obtenir les picks 44 et 48. Nous avons longtemps hésité à l’affectation de ces picks. Devons-nous intégrer deux nouveaux rookies, au risque de présenter 5 novices cette saison sur 15 joueurs sous contrat ? Ou devons nous renouveler notre confiance à deux joueurs qui ont porté le jersey de Philly la saison passée : Royal Ivey et Damien Wilkins.

Royal Ivey n’a pas ébloui les observateurs par son talent. Toutefois, il s’est montré utile en défense sur certaines séquences et surtout à monter son sérieux en dépit d’un temps de jeu réduit à portion congrue. Or avec Jrue Holiday et Tyreke Evans susceptibles de monopoliser les minutes au poste de meneur et un Charles Jenkins en back-up du plus jeune all-star de l’histoire des 76ers, un éventuel troisième meneur n’aurait pour ainsi dire du temps de jeu qu’en cas de pépins physiques d’un des 4 joueurs précités. Il n’est donc pas opportun de confier ce poste à un rookie. Royal Ivey présentait alors le profil. Nous avons cependant estimé qu’il convenait de ne pas recruter un meneur supplémentaire. Nous recruterons un joueur capable d’évoluer à la mène en cas de pépins physiques.

Le cas de Damien Wilkins est assez semblable. A la différence que ce dernier a épaté les observateurs en évoluant à un niveau bien au dessus de celui attendu. Dans une saison délicate à tout point de vue, Wilkins a été un modèle d’intensité et d’engagement. Il a aussi trouvé un shoot fiable et est un modèle de joueur de vestiaire. La volonté de le récompenser et de l’utiliser comme un relai entre le coach et les joueurs n’est pas définitivement rejetée. Si nous faisons le choix de boucler notre effectif avec deux autre rookies, la récente création des Delaware 87ers pourrait bien être mise à profit afin de donner davantage de temps de jeu à Deshaun Thomas ou Jackie Carmichael. Toutefois, notre objectif restant le développement personnel des joueurs sous contrat ainsi que la mise en place des systèmes amenés à définir l’identité de jeu des 76ers dans les années à venir, les deux ailiers seront présents en tenues au soir du season opener.

Avec le 44ème choix, nous avons sélectionné Jackie Carmichael appelé à amener de la lutte au poste 4. A terme, nous espérons le développer comme un role player défensif au poste 4 où nous avons deux joueurs plutôt soft. Il sera le complément idéal de Moultrie et de Zeller lors des entraînements.

Le choix 48 aurait pu être utilisé pour sélectionner un meneur de jeu. Malheureusement à ce stade de la draft, nos scouts n’ont pas identifié de prospects correspondant au profil recherché. Par ailleurs, nous doutons de la pertinence d’affecter un rookie au rôle du bout du bout de la rotation, eu égard à notre projet à moyen terme. DeShaun Thomas restant disponible, il est sélectionné afin de densifier notre poste 3 et d’apporter un physique plus solide que Justin Holiday.



Composition de l’effectif à l’issue de l’intersaison

PG : Jrue Holiday / Charles Jenkins
SG : Ben McLemore / Tyreke Evans / Ben Gordon
SF : Dorell Wright / Justin Holiday / Deshaun Thomas
PF : Cody Zeller / Arnett Moultrie / Jackie Carmichael
C : Nerlens Noel / Emeka Okafor / Lavoy Allen / Kwame Brown


Situation salariale :

Masse salariale en 2013 : 65,32 millions de dollars + les deux contrats rookies du second tour à négocier. Une masse salariale au dessus du cap mais en dessous de la luxury.

Masse salariale garantie en 2014 : 37,1 millions de dollars.



Bilan de l’intersaison.

L’intersaison a dépassé les attentes initiales. Non seulement nous avons été en mesure de recruter les deux joueurs souhaités : Tyreke Evans et Nerlens mais nous avons pu ajouter deux prospects d’une rare qualité avec Ben McLemore et Cody Zeller. Emeka Okafor est le vétéran idéal pour encadrer nos jeunes prospects à l’intérieur. Si l’attitude et le poids du salaire de Ben Gordon nous laissent dubitatifs, sa venue était la condition d’un trade qui a structuré notre intersaison et posé les bases de l’avenir de la franchise.
Avec Charles Jenkins, Lavoy Allen, Jackie Carmichael voire Deshaun Thomas nous pensons disposer de futurs roles players de qualité.

Par ailleurs, eu égard à l’inexpérience de la plupart de nos joueurs et de l’état physique de Noel, nous ne pensons pas être en mesure de disputer la post-season la saison prochaine, ce qui nous garanti de conserver notre lottery pick. Et les contrats expirants de Gordon, Okafor, Allen, Brown nous offre une copieuse marge de manœuvre financière pour la free agency 2014.
La loterie et le choix des Cavs de sélectionner Porter avec le 1st pick ont changé nos perspectives. La reconstruction s’appuie sur plus de rookies dont les profils correspondent de manière parfaite avec nos attentes.
Nous regrettons de ne pas avoir trouvé les arguments pour trouver une juste contrepartie au départ d’Andrew Bynum.
Seule notre incapacité à ramener MKG à Philly peut être considérée comme une déception, mais ce dernier était intouchable en Caroline du Nord.
Pleinement satisfait de l’intersaison réalisée, j’en assume pleinement le bilan.


Perspectives :


Malgré le statut et le potentiel des joueurs que nous avons regroupé au cours de cette intersaison, il est tout indiqué que les Philadelphia Sixers ne remporteront guère plus de victoires que la saison passée. La saison sera mise à profit pour développer les capacités individuelles et les complémentarités entre certains joueurs.

Travailler et développer le pick and roll.

Nerlens Noel ne sera pas opérationnel avant la fin de l’année civile. Son impact sur le jeu des Sixers ne sera donc visible qu’en fin de saison.
Grâce à une technique au dessus des standards des joueurs de sa taille et d’un shoot à mi-distance efficace, Cody Zeller bénéficiera d’un temps de jeu conséquent dès sa première saison. Toutefois, il demeure bien trop soft pour s’imposer dans la raquette adverse et conduire Philly au succès immédiatement.
Arnett Moultrie n’ayant bénéficié que des miettes de temps de jeu l’an passé sous les ordres de Doug Collins, la prochaine saison sera l’occasion de poursuivre son apprentissage de la Grande Ligue.
L’enjeu majeur sera de travailler la complémentarité de Nerlens, Cody, Arnett et des meneurs de jeu de la franchise. Jrue Holiday est devenu All-Star la saison passée sans coéquipier pour jouer le pick and roll. Arnett, Cody et Nerlens seront des partenaires idéaux dans cette perspective.


Analyse de l’effectif

Au poste de meneur, nous disposons en Jrue Holiday du plus jeune All-Star de la franchise. A une position où la concurrence dans la ligue est exceptionnelle, son statut de All-Star n’est pas assuré. Toutefois il convient de rappeler que seul Kyrie Irving est né après 1990 parmi la nouvelle génération de meneurs. Il sort d’une saison à 17,7 points à 43%, 8 passes et 4,2 rebonds au sein de la plus mauvaise attaque de la Ligue, et sans partenaire crédible sur P&R. L’arrivée de Noel, l’augmentation du temps de jeu de Moultrie ainsi que la présence de scoreurs de grande qualité à l’arrière lui permettront de poursuivre sa progression statistique de manière quasi mathématique.

Alors que le poste de second arrière est le pendant opposé de celui de meneur, les Sixers disposent avec Ben McLemore et Tyreke Evans de deux joueurs qui ont le potentiel pour s’imposer comme des cadors du poste. Si Ben McLemore atteint le niveau espéré et que Tyreke Evans franchit un cap alors les Sixers disposerons d’une monnaie d’échange de grande valeur afin d’attirer une star à un autre poste. Quand bien même le changement d’environnement ne permettrait pas à Tyreke Evans de s’accomplir pleinement, il restera un 6ème homme au dessus de la moyenne. Numéro 2 de la draft, dont la qualité première reste le shoot, Ben McLemore restera quoi qu’il advienne un joueur utile.

Assurément, le back-court des 76ers est un des plus prometteurs de la Ligue. Peu de risque par ailleurs, qu’il ne remplisse pas ses promesses/ Jrue Holiday disputera sa 5ème saison, Tyreke Evans a déjà démontré ce dont il était capable et si Ben McLemore demeure un prospect, ses qualités athlétiques et sa mécanique de shoot ne sont pas sujettes à caution.

L’avenir de la raquette des 76ers est nettement plus risqué. Nerlens Noel est blessé, Cody Zeller est excessivement soft, bien que sophomore Arnett Moultrie va découvrir la Grande Ligue. Eu égard au temps nécessaire pour développer des intérieurs, Noel, Moultrie et Zeller ne domineront pas la ligue avant une poignée d’année, dans le meilleur des scenario. Les trois devront travailler en salle afin de gagner en masse musculaire et prendre du poids.

Nerlens Noel dispose de toutes les qualités pour devenir un pivot défensif dominant en matière de protection du cercle. Comme il est de coutume dans la ligue, nous le ferons travailler ses mouvements au poste et développer sa palette offensive auprès des meilleurs spécialistes du poste. S’il ne développe pas un jeu au poste et ne progresse pas sur la ligne des lancers francs, il peut devenir un Dwight Howard like. Sa vitesse de déplacement et ses qualités athlétiques font une arme offensive redoutable sur transition. A pas encore 20 ans, il dispose de temps pour développer ses fondamentaux. Si nous échouons à le faire progresser dans ce domaine, on se contentera d’un profil à la Mutombo.

Cody Zeller et Arnett Moultrie sont tout aussi mobiles. Leur technique offensive étant remarquable, ils seront des compléments idéaux à notre pivot. Toutefois leurs profils étant excessivement similaires, un des deux pourraient bien être échangés à moyen terme.

Le poste de petit ailier reste le moins talentueux. Si Wright, Holiday et Thomas présentent des qualités sur lesquelles nous ne reviendrons pas, aucun n’a le profil pour excéder le statut de role player ou de joueurs de complément. Ce poste pourrait rester en l’état si Ben McLemore, Cody Zeller, Arnett Moultrie et Nerlens Noel venaient à s’accomplir pleinement au sein de notre organisation. Toutefois, la franchise s’est réservée la possibilité de se positionner pour la draft 2014. Un coup de chance n’étant pas exclu, D-Wright peut retourner sur le banc et laisser la place à un des postes 3 ultra talentueux qu’annonce la prochaine classe de draft.

A terme, il deviendra difficile de conserver l’ensemble des joueurs recrutés lors de cette intersaison. Deuxième, troisième et huitième choix de la draft, Ben McLemore, Nerlens Noel et Cody Zeller vont voir leur contrat gonfler en dollars, la structure de celui négocié avec T. Evans nous impose d’avoir une équipe candidate au titre en 2016. Nous sommes convaincus d’en avoir les moyens.

Sans préjuger du développement de chacun de nos joueurs à l’issue de la présente saison, voici les alternatives qui se présentent à nous.

Prospective

Si contre toute attente, nos 76ers se qualifient pour la post-season et perdent donc leur tour de draft 2014 au profit du Heat, cela signifiera que les recrues ont évolué à un niveau supérieur à celui escompté. Ben McLemore et Cody Zeller auront surement pris leur part dans ce succès. Nous serons donc en avance sur notre plan de reconstruction. Si les deux rookies n’ont pas fait d’étincelles alors, il y a fort à parier que Jrue Holiday et Tyreke Evans auront poursuivis leur progression, les situant au niveau All-Star. Alors, la franchise ne manquera pas d’argument pour attirer un free agent de talent pour franchir un nouveau cap.

Si, de manière tout à fait probable, les 76ers échouent avec un bilan peu reluisant, la franchise disposera d’un lottery pick particulièrement précieux lors de la prochaine draft.
Deux options se présenteront à la franchise :
- Tenter de récupérer un des prospects suivants (ou tout autre qui se manifestera entre temps et dont le potentiel sera jugé comparable) : Wiggins, Parker, Randle ou Gordon.
- Echanger ce pick contre un petit ailier de talent et déjà confirmé dans la Grande Ligue. Eu égard à ce que peut offrir cette draft, les Sixers ne manqueront pas d’offres intéressantes.


En attendant, les fans de la franchise pourraient bien se jeter sur les premiers abonnements annuels afin de découvrir les stars de demain que nous espérons avoir réunies dans ce roster. Les autres pourront discuter philosophie ou histoire avec Emeka Okafor, les coiffeurs se consoleront du départ de Bynum et de N. Young en accueillant les fantaisies capillaires de Nerlens Noel, les fabricants de banc se réjouiront de la présence de K. Brown, et les fans amateurs de fantasy auront toute liberté de simuler des saisons sur NBA 2K13 ou de rédiger des projets dans les colonnes de Sixers-France autour de l’utilisation de la masse salariale disponible en 2014.

Comme je signerai des deux mains pour voir cette équipe alignée le 6 octobre à Bilbao, j’attends vos remarques, critiques et questionnement sur le projet mis en place.
Vous remerciant d'avoir eu le courage de lire jusqu'ici malgré les nombreuses redondances ;)
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Re: Philadelphia Sixers

Messagepar AnthonyDubourg » Ven 24 Mai 2013 09:21

J'ai trois commentaires et/ou questions à formuler sur le bilan des Sixers après lecture attentive:

1°Le jeu proposé

Afin de séduire le public de Philadelphie, tu annonces vouloir développer un jeu rapide et spectaculaire.
Le tempo soutenu favorise une certaine liberté laissé aux basketteurs, et un jeu enthousiasmant pendant ton année de transition.

Mais, dans le même temps, ton objectif est, in fine, d'avoir recours à des systèmes ingénieux et complexes, qu'il faudra enseigner, pour gagner le titre.
Or, j'imagine que la mise en place de tels tactiques nécessite une rigueur quelque peu germanique qui se manifeste sur demi-terrain en situation de jeu placé.

Les inventions de Messina seront-elles alors exclusivement inculquées à l'entraînement en vue d'une mise en pratique l'année suivante ou les élèves du jeu s'y exerceront-ils déjà par séquences à quelques occasions lors de la première année?
Quelle seront les places respectives du jeu simple et de la performance complexe l'an prochain?


Même si tu en possèdes déjà quelques-uns, ne chercheras-tu pas aussi à terme des snipers, y compris sur les postes intérieurs, afin de diversifier tes options dans un schéma à la San Antonio Spurs, que tu cites?


2°La Draft


La classe de draft 2013 ne dispose de prime abord de très peu de joueurs amenés à devenir des stars dans la grande ligue. De manière sommaire nous en détectons deux : Ben McLemore et Nerlens Noel.


Il s'agit ici plutôt d'une remarque que d'une question. Je comprends tout à fait le sens des mots qui consistent à dire que les deux nommés semblent les meilleurs prospects à ce jour J et j'y souscris totalement.
Cependant, j'aurais pris encore plus de pincettes que toi quant à l'affirmation de futurs stars ou non tant les lectures rétrospectives des différentes Drafts nous engagent à une extrême prudence.
Mais, encore une fois, ton affirmation reste intelligible et tu proposes un environnement suffisamment sain et une composition suffisamment cohérente à tes espoirs pour que ce ne deviennent pas des busts.
Attention aux (bonnes) surprises tout de même ;) !


3°Le cas problématique de Nerlens Noël



Après réflexion, positionner Noël en tant que membre du Big Three m'interroge.
Je m'explique.
De nombreux doutes subsistent quant à la capacité à terme d'apporter en attaque de la part du prospect, et tu le présentes donc, à juste titre, comme un intérieur défensif.
Or, même si tu as bien conscience des limites du concept de Big Three, nous sommes bien obligés de reconnaitre qu'il recouvre une réalité salariale.
Si donc, on considère Noel comme membre d'un Big Three, je ne suis pas sûr de la réussite, ou en tout cas de la pérennité du succès, de la franchise.

En effet, peu d'équipes se reposant majoritairement sur ce type de joueur à vocation défensive ont décroché la timbale.
En réalité, j'en vois deux dans le passé récent: Les Pistons de Ben Wallace et les Mavs de Tyson Chandler.
Or, on le voit, ce sont deux équipes pléthoriques, composées de réprouvés de la NBA, auxquelles le concept de Big Three n'est pas applicable.

Il est alors possible de considérer Noel au sein d'un effectif choral, et tu l'as d'ailleurs déjà largement constitué au cours de ton intersaison avec beaucoup de "lieutenants". Nos deux situations (celle des Phoenix Suns, pour rappel) présentent des similarités de ce point de vue.
Je pense donc, et tu l'anticipes un peu dans ton bilan, que tu vas te heurter au même obstacle que moi.
Nos joueurs ne sont pas, effectivement, des réprouvés, ou des vétérans sous-cotés.
Ce sont, au contraire, des jeunes espoirs avides de gros contrats et de grosses responsabilités.
Et encore, même les réprouvés dont je parlais, dans le cas des Mavs, sont allés chercher lesdites grosses rémunérations dès qu'elles se sont présentées, pour surfer sur leur succès.
Il va donc te falloir jouer serré, notamment parce que tu as déjà deux gros contrats avec Evans et Holiday.

Toute la question tient alors au timing de l'échange, ou des échanges, que tu vas devoir faire.
Au fond, peut-être que les éléments des deux équipes pré-cités (Mavs et Pistons) sont des super-role players qui s’accommodent d'un système pour faire exactement la tâche qui leur revient.
Tu cites l'exemple des Spurs, et il correspondrait à la coexistence d'un Big Three et d'une multitude d'éléments de niveaux homogènes.
Cependant, un Zeller, un McLemore ou un Moultrie me semblent trop bons et trop jeunes pour se contenter de tels rôles.
Surtout, le Big Three des Spurs repose sur un intérieur dominant des deux côtés, offensivement et défensivement, alors que de nombreux doutes subsistent sur l'apport futur de Nerlens en attaque.

Ceci étant dit, Noël peut également poser problème par rapport à sa position.
C'est un intérieur qui a le choix entre deux voies:
- Soit il garde un gabarit "relativement" léger, ce qui lui garantit de garder sa vitesse et sa mobilité. Le contrecoup reste alors qu'il risque de galérer dans les grandes largeurs face à des carcasses imposantes et qu'il devra de fait se décaler au poste 4.
En conséquence, un Zeller s'orienterait vers le poste 5 mais il faudra compter sur sa capacité à imposer son corps face à son vis-à-vis en défense.
Si un poste 5 défensif lui est préféré pour seconder Noël, alors ce dernier devra devenir une force de frappe offensive, alors que son potentiel dans le domaine, comme déjà évoqué, demeure sujet à question. Mais bon, apprendre à tirer à mi-distance devrait lui être possible tout de même.

- Soit il devient une muraille capable de bloquer les corps les plus épais. Il faut prendre garde alors à ce que la prise de poids ne limite pas sa vitesse et son agilité, qui en font un prospect si intéressant. De manière plus générale, il faut voir comment sa silhouette évolue suite à cette prise de poids.
Un dernier élément réside dans ces fameux genoux. Une masse importante accentue leur travail et, partant, le risque de blessures.
AnthonyDubourg
 
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Re: Philadelphia Sixers

Messagepar Gajs » Ven 24 Mai 2013 15:59

Tout d’abord merci pour tes remarques et questions fort à propos.

Permets moi de commencer avec une précision d’ordre sémantique qui n’est pas dénuée de toute incidence sur le fond de la réflexion. Lorsque j’évoque les Spurs comme référence et modèle, je le fais en matière de prévalence des systèmes de jeu sur les individualités amenées à les appliquer, pas tant en matière de systèmes à proprement parler ou de construction d’effectif.

1 – Le jeu

La question sur l’articulation entre un basket offensif, disputé sur un haut tempo et l’apprentissage de systèmes de jeu complexes sur demi terrain est tout à fait pertinente et le succès à venir de la franchise n’est pas indépendant de cette capacité à gérer la transition.

Les défaites à venir et les qualités athlétiques de mes joueurs m’imposent dans un premier temps de proposer un basket de transition avec peu de demi terrain. Je ne pense toutefois pas que ce type de basket (seul) nous permettra de ramener un Larry O’Brian Trophee en Pennsylvanie. J’envisage donc de travailler dès à présent des systèmes évolués sur attaque placée. La charge en revient à mon coach qui distillera au cours des entraînements ses enseignements et pourra notamment face aux meilleures équipes de la ligue tenter de les mettre en application par séquences.

L’idée principielle est de travailler sur la circulation de la gonfle. Je souhaite profiter de la qualité de passe de la majorité de mes joueurs et de leur vitesse de déplacement pour réduire à leur plus simple expression les triples.
Par ailleurs, eu égard aux qualités de mes joueurs, je souhaite travailler le pick and roll. Jrue Holiday a très peu eu l’occasion de s’en servir, et les Noel, Moultrie et Zeller seront des pièces de choix dans la pose d’écran.

Ta dernière remarque est tout à fait pertinente. Un sniper sur les postes d’intérieur manque à mon effectif actuel. Toutefois, je conserve la possibilité de jouer (very) small ball et de placer Dorell Wright au poste 4 où ses qualités de rebondeur lui permettent d’évoluer par séquences.
A terme de Cody Zeller et Arnett Moultrie, un des deux joueurs devra quitter le navire. En fonction de l’avancement d’autres dossiers, la quête d’un Matt Bonner like pourrait être activée avec un de ces monnaies d’échange.


2 – La draft

Naturellement, je ne prétends pas qu’aucune star ne sortira de cette classe de draft en dehors des joueurs que j’ai sélectionné. Pas plus que je ne garantis que mes deux top prospects deviendront des stars dans la Grande Ligue. J’affirme simplement qu’au moment d’aborder la draft ces deux joueurs me semblaient être ceux qui présentent le plus de garantie d’être en mesure d’en devenir. L’occasion s’est présentée de les rassembler sous le même maillot, je l’ai saisi.

3 – Le cas Noel

Il m’est impossible de lever tous les doutes que tu soulèves judicieusement sur le cas Noel. Sélectionner ce joueur est un pari et comporte donc des risques. Toutefois, j’espère pouvoir démontrer que ces derniers sont « maîtrisés ».

Précisions de suite qu’en effet, si Noel ne parvient pas à prendre davantage de masse musculaire, qu’il ne s’impose pas physiquement sans en contre partie être en mesure de développer un shoot à mi-distance fiable qui me permettrait de l’utiliser au poste 4 (ou qu’il prenne de la masse mais avec la conséquence de se blesser régulièrement), mon pari sera perdu. Si le joueur s’avère être un bust retentissant, alors il ne viendra pas plomber ma masse salariale au delà de ses années de contrat garanties. Dans ces circonstances, je pourrai aussi m’apercevoir plus rapidement que les observateurs extérieurs de son inadaptation à la Grande Ligue et l’échanger contre des pièces de valeur.
Dans ce cas de figure, je peux espérer qu’il n’en aille pas de même avec Cody Zeller ou Arnett Moultrie. Auquel cas je disposerai de monnaie d’échanges pour récupérer un autre joueur destiné à remplacer Noel dans mon projet. Je peux aussi joindre un des deux arrières Evans ou Ben McLemore, notamment pour récupérer un Andre Drummond.
Si toutefois aucun de mes deux arrières, pas plus que mes jeunes intérieurs n’aient été en mesure d’atteindre le niveau escompté, alors il y a fort à parier que je ne serai plus le GM des Philadelphia 76ers mais que la franchise aura accumulé des bons picks en 2014 et 2015 et certainement reconstruit un projet tout aussi ambitieux. Mon échec personnel aura été patent.

Toutefois, je ne pense pas que Noel deviendra un joueur inutile même dans un scenario où il ne développerait pas pleinement son potentiel. Quand bien même il ne développerait pas un jeu au poste, une palette offensive de nature à en faire une star de la ligue ou un membre éminent de cette dernière, il resterait un pivot défensif au profil précieux. Certes il ne changera alors pas le destin (à lui seul) de la franchise mais si tel était le cas, je devrai être en mesure de ne pas en faire un des plus gros salaires de mon effectif au sortir de son contrat rookie. Et de pouvoir recruter un autre joueur pour composer mon « Big Three » avec toutes les nuances à apporter à ce concept. Je ne conçois pas la construction de mon effectif comme un authentique « Big Three » où mes trois vedettes seraient entourées de joueurs de « compléments » sur le modèle des Spurs ou des C’s puisque je doute que mes trois joueurs (qui sont d’ailleurs 4) Holiday-Evans(ou Ben McLemore) et Noel n’atteigne le niveau nécessaire sur le plan individuel. En revanche, je tends à penser que le profil de chacun de ses joueurs est redoutablement complémentaire des deux autres. Un Nerlens Noel rendra Jrue Holiday nettement plus fort en lui facilitant le travail (j’en reviens une nouvelle fois au pick and roll).

Nonobstant son jeu offensif quelque peu limité à l’heure actuelle et une palette offensive pour le moins incomplète, je peux espérer que Noel parvienne à scorer entre 15 et 18 points par match grâce à sa mobilité et à son explosivité.
Je ne doute pas qu’il prendra du poids (il a en d’ailleurs perdu beaucoup depuis qu’il est blessé, ce qui n’est pas plus mal pour sa rééducation). Il est actuellement pesé à 93kg, il lui suffit d’en prendre une douzaine pour retrouver un physique plus approprié sans mettre en danger sa vitesse de déplacement.
Dès lors il peut se rapprocher de l’impact d’un Dwight Howard, et comme le reste de mon roster est nettement plus talentueux que ne l’était celui du Magic en 2009, je pense pouvoir jouer le titre.

Je reste toutefois dépendant de l’évolution des joueurs qui composent mon effectif et de celle de Noel en particulier vu qu’il est sensé être l’avenir de mon secteur intérieur. S’il est difficile de se projeter sur les éventuels aléas venant perturber la progression de mes prospects, je peux me prémunir d’une désillusion Noel.

Si ce dernier n’atteint pas le niveau escompté, je peux échanger des pièces de qualité, dont je serai de toute manière amené à me séparer à terme, pour remplacer Noel par un autre profil.
S’il n’est pas le joueur que j’espère, je devrai réussir à récupérer des picks de choix, notamment en 2014.
Je dispose de la marge de manœuvre financière adéquate pour réaliser des ajustements et ce jusqu’en 2015.
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